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Des rencontres authentiques, des temps d'arrêt appréciés

durée 30 décembre 2023 | 06h52
  • Marc-Antoine Paquin
    Par Marc-Antoine Paquin

    Journaliste

    *UN COMMENTAIRE DE MARC-ANTOINE PAQUIN

    À travers le caractère immédiat de l’actualité et le rythme effréné de la production journalistique, certaines rencontres humaines marquent par leur simplicité, leur authenticité et le temps d’arrêt – aussi court soit-il – qu’elles nous offrent. Voici celles qui me viennent en tête le plus rapidement lorsque je repense aux derniers mois qui ont une fois de plus filé à vive allure. Une liste en ordre chronologique de parution, sans prétention, qui vise principalement à remettre un peu plus à l’avant-plan les passionnés dont elle est composée.   

    JEAN-SÉBASTIEN MARQUIS

    Jean-Sébastien Marquis assistait à une sortie publique de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, qui demandait de l’aide gouvernementale pour ses membres, lorsque je l’ai approché pour lui demander s’il souhaitait témoigner de sa réalité. L’agriculteur de Saint-Louis-du-Ha! Ha! ne s’est pas défilé, malgré le sujet difficile.

    À 26 ans, il n’a pas caché pas que la reprise d’une ferme représentait tout un défi dans le contexte actuel, mais qu’il était déterminé à le relever et à persévérer. Il ne regrettait pas non plus d’avoir foncé, gardant une attitude positive qui l’honore, à l’image de plusieurs de ses collègues.

    «C’est important d’en parler. C’est important de se soutenir et de faire des rencontres comme celles-ci pour tenter de changer les choses», avait-il partagé, candidement.

    Un témoignage à la fois inattendu, authentique et humble pour lequel je lui suis reconnaissant. 

    À lire : «Quand la passion devient un boulet à la cheville»

    BENOÎT OUELLET 

    En mai, Benoît Ouellet m’a accueilli dans son bureau, situé à l’étage du Stade de la Cité des Jeunes, afin de revenir sur ses 35 ans passés à la Ville de Rivière-du-Loup, dont une vingtaine à la tête du service des loisirs et de la culture.

    J’avais prévu parler avec lui de ses réalisations, soit les nombreuses infrastructures construites depuis son arrivée en poste, mais la discussion s’est finalement élargie à la raison qui a permis la concrétisation de tous ses projets : la collaboration et l’écoute.

    «On a vraiment une culture de collaboration à Rivière-du-Loup. Un tissu différent, un caractère distinctif, qui s’est développé et qu’il faut maintenir», avait-il noté.

    Pour Benoît Ouellet, le travail d’équipe est au centre de tous les succès et force est de constater que sa vision du développement municipal, de concert avec le milieu, est contagieuse.

    Merci, Benoît, pour ta disponibilité et ta collaboration au cours des 8 dernières années.

    À lire : «Benoît Ouellet et la culture de la collaboration»

    KARL NORMAND

    7 h 15 du matin aux bureaux d’Info Dimanche. C’est le rendez-vous que Karl Normand m’avait donné, ce matin de mai, afin de discuter du prochain Motocross intérieur de Rivière-du-Loup.

    Sur place, au cœur de locaux inanimés, j’ai retrouvé un athlète accessible, terre à terre et résolument prêt à discuter de l’avenir de sa carrière. Toujours aussi passionné, il ne cachait pas que son amour pour le sport était encore aussi grand, mais que sa motivation de faire de la compétition de haut niveau, elle, s’amenuisait peu à peu. Avec la famille, le boulot et la maison, «la vie change», avait-il expliqué, sans détour.

    Une rencontre simple, sans pression, avec l’un des grands athlètes de la région louperivoise. Un privilège. 

    À lire : «Prêt pour Rivière-du-Loup, Karl Normand pense tout de même à la suite»

    JEAN-CLAUDE VAILLANCOURT

    C’était un dimanche d’aout. La journée était belle et je croyais avoir bien des façons de l’occuper. Pourtant, c’est dans la voiture, sur la route entre Rivière-du-Loup et Saint-Mathieu-de-Rioux, que j’en ai passé une bonne partie. Et je n’ai aucun regret.

    Dans les locaux de l’ancien vignoble, avec une vue imprenable sur le lac, j’ai rencontré un homme aussi passionné que talentueux. Jean-Claude Vaillancourt, un autodidacte débrouillard, créatif et habile, y exposait ses modèles réduits faits à la main. Des œuvres saisissantes par leur réalisme et le souci du détail de leur créateur.

    Le clou du spectacle? Une réplique du Titanic, le célèbre navire britannique qui a fait naufrage en 1912. Une pièce de collection dont il faut un bon moment pour apprécier l’entièreté. Je croyais d’ailleurs rester sur place une quinzaine de minutes, mais j’y suis demeuré plus d’une heure à l’écouter me parler de ses reproductions.

    À croire qu’il est aussi tout un raconteur.  

    À lire : «Des modèles réduits aux milles et un détails»

    Soyez enfin assurés que l’absence de plusieurs personnes dans cette courte liste, manque d’espace oblige, n’est pas un désaveu envers elles. Madame Ginette Potvin, rencontrée en décembre, pourrait s’y retrouver comme bien d’autres. Merci à tous de votre confiance. 
     

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