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16 janvier 2020 - 10:03 | Mis à jour : 11:20

L’Héritage 1 : «Ils viennent de mettre le pied dans un nid de guêpes» - Jean-Pierre Rioux

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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La mobilisation se poursuit à Trois-Pistoles, plus de 125 citoyens ont participé le 15 janvier à une assemblée citoyenne du comité Sauvons l’Héritage au centre Colombien. Le porte-parole Guillaume Legault souhaite que la population se prépare à toute éventualité, dans le cas où le gouvernement du Québec refuserait encore une fois de financer les travaux en cale sèche du navire l’Héritage 1, estimés à 5 M$. L’absence du député Denis Tardif et de tout représentant de la Coalition avenir Québec a été soulignée à grands traits par l’assemblée.

Le but de ce rassemblement était d’abord de dresser un bilan des actions qui ont été entreprises par le comité de mobilisation, et de faire un retour sur l’évolution du dossier. «On veut avoir des engagements formels, des réponses claires. Pour nous, c’est important de continuer à se mobiliser pour s’assurer d’avoir ces réponses-là. On le sait, le gouvernement prend ses décisions sur des bases rationnelles. Or, dans ce dossier, la seule choses rationnelle à faire, c’est de financer les travaux sur l’Héritage 1 pour maintenir le service de traverse entre Trois-Pistoles et Les Escoumins», explique Guillaume Legault. Le 20 décembre, le comité Sauvons l’Héritage a lancé un ultimatum au gouvernement du Québec afin d’obtenir des réponses avant le 1er février.

De nombreux acteurs politiques de la région ont participé à l’assemblée, dont le député fédéral de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques Maxime Blanchette-Joncas, le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, le maire de Notre-Dame-des-Neiges et membre du conseil d’administration de la Compagnie de navigation des Basques, Jean-Marie Dugas et le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux. Le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, brillait encore une fois par son absence. Aucun représentant de la Coalition avenir Québec n’était d’ailleurs sur place.

«Ce soir, il faut déjà commencer à se préparer pour un long siège, tout simplement. Il faut se préparer pour le lendemain d’un non. Si c’est un oui, tant mieux, le long siège n’aura pas lieu, mais le dossier nous aura donné l’occasion de se serrer les coudes ensemble», a commenté le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux. Ce dernier a souligné la sensibilité et l’intelligence du comité de mobilisation, qui réunit des citoyens de toutes les générations autour d’un même objectif. «Quand je suis revenu à Trois-Pistoles après mes vacances, je me faisais interpeler partout pour parler du dossier. Les gens au gouvernement n’ont pas idée, ils viennent de mettre le pied dans un nid de guêpes. On n’est pas une grosse population, on est 3 150 environ. C’est sûr que ce n’est pas des gros votes, mais on est capable de faire du tapage (…) S’il y a un choix à faire entre Québec ou ici, d’un côté ou de l’autre d’une clôture, c’est ici que je vais rester, que je vais me défendre et me battre.»

Le capitaine du navire L’Héritage 1, Jean-Philippe Rioux, a aussi dressé un bilan des dernières actions qui ont été posées auprès du gouvernement. Il a souligné que pour le moment, la balle est dans le camp gouvernemental. La sortie du navire de la rivière est déjà retardée jusqu’au 8 avril, et l’entrée au chantier de Groupe Océan irait alors autour du 15 avril. M. Rioux ne sait pas ce qu’il adviendra du contrat si les fonds ne sont pas disponibles à temps. «Il faut vraiment être en fonction pour la Saint-Jean-Baptiste. La grosse vague de monde et de touristes commence à ce moment et il ne faut pas la rater. Sinon, économiquement, ça va être difficile de terminer l’année sans déficit. Les employés sont présentement sur le chômage et il faut trouver une solution pour les garder», a ajouté le capitaine de l’Héritage 1.

D’ici au 1er février, ou au moment de l’annonce officielle du gouvernement dans le dossier de l’Héritage 1, le comité Sauvons l’Héritage poursuivra sa mobilisation en occupant les réseaux sociaux et en assurant une présence médiatique. Des rassemblements ont été organisés, des pétitions ont circulé, des affiches ont été installées un peu partout dans les commerces des Basques et le ton haussera graduellement avec le temps. Des actions de visibilité pourraient être entreprises prochainement dans les Basques en fonction des décisions qui seront annoncées par Québec.  

Les membres du comité Sauvons l'Héritage dénoncent que le ministre des Transports François Bonnardel ait qualifié le navire de «bateau en fin de vie», alors qu'une contre-expertise indépendante commandée par la Compagnie de navigation des Basques stipule qu'il pourrait naviguer encore 40 ans s'il est bien entretenu. 

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5 réactionsCommentaire(s)
  • C'est qui ce Guillaume Legault, il sort d"ou et fait quoi dans la vie ???
    Il est payé par qui, si bénévole qu'il pourrait-être ? Quelle est sont expertise dans le
    domaine maritime, sinon que de répéter les phrases convenues et les idées des autres ...

    Comment ce millénial peut-il se débattre autant pour une patente qui pollue et
    contribue a sa manière aux changements climatiques, plutôt que de planter des arbres ?

    «Ils viennent de mettre le pied dans un nid de guêpes» - Jean-Pierre Rioux

    WOW !

    L'art de se mettre le(s) pied(s) dans la bouche.

    Je souhaite juste que le gouvernement maintienne le cap pour voir le show aller ...

    Comme Pierre Bourgault le recommandait a l'époque du RIN, ils n'ont qu'a aller le
    couler dans la voie maritime ou a l'entrée du port de Matane, leur vaisseau tant qu'a y êtres !

    Une belle suite au téléroman de VLB ... ( Y'é tu mort lui pipe de plâtre ?!? )






    Le capitaine Had-Hoc - 2020-01-20 21:59
  • En tant que citoyen saisonnier (175, chemin du Havre) je suis solidaire avec le comité Sauvons l'Héritage 1.

    Alain Leduc - 2020-01-20 10:26
  • Il n'y a que des avantages à supporter un traversier à Trois-Pistoles. Le seul inconvénient est de maintenir une concurrence à une entreprise privée par une entreprise collective qui réinvesti son profit dans ses opérations, tandis que la première donne le profit aux actionnaires. L'inconvénient n'est pas du côté de l'État québécois mais peut-être plus pour les tizamis des ministres!

    Jérôme - 2020-01-17 13:13
  • Nous ne sommes pas pire que les indiens, nous n'avons qu'à bloquer la 132 à partir des 2 rentrés de la ville (Est et Ouest), au moins c'est le seul avantage de ne pas avoir de 2e pont, donc utilisons le. Ne laisser circuler que les gens de la place. C'est un peu drastique, mais parfois il faut ce qu'il faut.

    J'y serais présente - 2020-01-16 13:11
  • je ne sais pas ce que çca vaut, mais j'ai entendu au 93.3 de riki qu'il y avait un gros projet de traversier entre riki et forestville. Ça pourrait expliquer bien des choses

    Bernard Ouellet - 2020-01-16 12:44