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22 septembre 2022 - 15:36

Un premier Forum sur la biodiversité insulaire organisé à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le coup d’envoi du tout premier Forum sur la biodiversité insulaire, organisé par Stratégies Saint-Laurent, la Société de protection et d’aménagement de l’Île aux Pommes et Conservation de la nature Canada a été donné le 22 septembre à l’Auberge de la Pointe de Rivière-du-Loup. Cet événement regroupe des spécialistes de la conservation de milieux insulaires de tous les horizons afin de partager l’expertise et de faire du réseautage.

«Il faut que les gens comprennent c’est quoi la réalité insulaire. Tous les programmes d’aide et de financement ne sont pas conçus pour la réalité insulaire. Nous n’avons pas les mêmes contraintes que sur la terre ferme», explique d’entrée de jeu Gaston Déry, président de la Société de protection et d’aménagement de l’Île aux Pommes.

Selon le directeur général de Stratégies Saint-Laurent, Jean-Éric Turcotte, l’évènement réunit les différents intervenants en lien avec les milieux insulaires du Saint-Laurent en un même endroit et leur donne l’occasion d’échanger sur leurs réalités, de développer des partenariats et d’opérer des transferts de connaissance.

«Ça servira à passer des messages aux gestionnaires de programmes, aux élus, au gouvernement pour leur dire qu’il faut porter une attention particulière à ces iles», ajoute M. Turcotte. «Quand tu as une ile, tu as un privilège, mais quand tu as un privilège, tu as une responsabilité», complète Gaston Déry. Depuis 2004, la propriété privée de l’Île aux Pommes a été reconnue par le ministère de l’Environnement du Québec comme réserve naturelle. Il s’agissait de la première ile privée de l’estuaire du Saint-Laurent à obtenir ce statut.

Gaston Déry ajoute que l’épisode de grippe aviaire survenu ce printemps au Bas-Saint-Laurent a démonté la fragilité de la biodiversité des iles. Des centaines d’oiseaux aquatiques comme les eiders à duvet, les goélands marins, d’autres espèces de charognards, ainsi que des dizaines de phoques communs ont été infectés par le virus et retrouvés morts. «C’est un contexte qui permet à certaines personnes qui n’étaient pas encore conscientisées d’être plus sensibles à ça», constate Jean-Éric Turcotte.

Les thèmes de la richesse de la biodiversité insulaire, les activités de protection de la faune et de la flore à long terme et de restauration des iles et les stratégies de financement ont notamment été abordés.

De nombreux intervenants ont été invités à participer à ce forum, dont Conservation de la nature Canada, le Service canadien de la faune, Parcs Canada, la Société Duvetnor et la Société Provancher, les Comités ZIP des Îles-de-la-Madeleine, de Saguenay-Charlevoix, Fonds d’action Saint-Laurent, la Fondation de la faune, l’Observatoire global du Saint-Laurent et le Réseau des milieux naturels protégés.

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