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18 février 2021 - 11:15

24 heures sur un tapis roulant

Un «challenge» unique pour Yvan L’Heureux

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

C’est en un morceau et le sourire aux lèvres que l’instigateur du Défi Everest, Yvan L’Heureux, a terminé une aventure de 24 heures et 12 000 mètres de dénivelé positif sur son tapis roulant incliné, ce mercredi 17 février. Une belle expérience, un objectif atteint, mais qui ne devrait pas d’être répétée. 

Le Louperivois a effectué ses premières enjambées mardi à 13 h et a éteint la machine le lendemain à la même heure. Durant cette journée folle, il estime avoir déployé un effort équivalent à un périple de 160 à 180 kilomètres. Plus de 15 000 calories ont été brulées. 

Le but de ce défi audacieux était d’accumuler plus de 12 000 mètres de dénivelé positif en une seule journée, soit 500 mètres à l’heure, ce qui représente grossièrement l’ascension d’«un mont Everest et demi». À terme, Yvan L’Heureux, qui accompagnait son ami et ambassadeur du Défi Everest, Frédéric Dion, a pu célébrer …en allant se coucher.  

«Ç’a vraiment bien été, a-t-il partagé au lendemain de cette épreuve physique et mentale. C’était un gros challenge, mais c’était un beau projet à faire avec la communauté.»

Tout au long de l’aventure, L’Heureux a été accompagné par des amis qui l’ont suivi virtuellement et qui ont bougé avec lui à distance. Il a combattu l’ennui en multipliant les appels à travers le Québec et en gardant contact avec son compatriote qui vivait les mêmes épreuves chez lui. Le duo a également participé à un podcast de courses ultra en soirée. 

«Je suis allé faire une sieste entre 2 h et 4 h 30 dans la nuit et ç’a m’a permis de repartir la machine pour la suite. Mercredi matin, j’étais aussi d’aplomb et même un peu plus rapide qu’en commençant la veille.»

Selon l’athlète, la répétition de l’exercice était la plus grosse difficulté du défi. Difficile en effet de faire comprendre à son cerveau qu’on marche aussi longtemps sans aller nulle part, sans avoir de beaux paysages pour se motiver à continuer comme c’est le cas normalement lors des courses d’endurance. 

Il avoue aussi que le moment choisi (départ en après-midi, milieu de semaine) n’était peut-être pas l’idéal – il a travaillé en avant-midi et peu dormi la veille –, mais il est néanmoins très satisfait d’être passé au travers. Il n’aurait d’ailleurs pas de blessures, seul un brin de fatigue.  

«C’était plaisant. J’ai reçu des tonnes de messages d’encouragement et c’était super, mais je ne le ferais pas une deuxième fois», a-t-il toutefois avoué, le sourire dans la voix. 

Depuis quelques semaines, Yvan L’Heureux a recommencé à s’entrainer plus intensément en vue de projets qu’il caresse pour l’été prochain. C’est d’ailleurs l’une de ses séances d’entrainement de quelques heures sur tapis roulant qui a piqué l’intérêt de l’aventurier, conférencier et ambassadeur du Défi Everest, Frédéric Dion. 

Ce dernier se prépare présentement pour sa prochaine expédition au Yukon où il souhaite effectuer l’ascension du mont Logan, le plus haut sommet du Canada avec ses 5959 mètres d’altitude. Afin de mettre en épreuve sa condition physique et sa force psychologique, l’athlète de Notre-Dame-du-Mont-Carmel a décidé de s’imposer trois défis de 24 heures : la marche sur tapis roulant incliné, le ski de fond et l’escalade de glace. Il amasse également des fonds pour financer son voyage. 

Le projet a été couronné de succès pour les deux athlètes. Non seulement ont-ils réussi à se surpasser, ils ont accumulé des sommes intéressantes pour leurs projets respectifs. Selon Yvan L’Heureux, l’activité a permis de récolter plus de 500 $ de dons pour le Défi Everest. 

 

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