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Plus de 2 500 000 $ pour le déneigement à Pohénégamook d’ici 2026

durée 16 novembre 2023 | 15h06
  • Marc-Antoine Paquin
    Par Marc-Antoine Paquin

    Journaliste

    La neige pourra neiger à Pohénégamook. Les élus de la ville du Témiscouata ont finalement signé une entente avec un entrepreneur pour le déneigement et l’entretien des chemins municipaux, le 14 novembre. À un mois de la prochaine saison hivernale, la Ville est prête pour quelques années de tempêtes.  

    Le conseil municipal a accordé un contrat de trois ans, d’une valeur de 2 525 620 $ avant taxes, à un entrepreneur local lors de sa plus récente séance ordinaire. Il s’agit d’une somme légèrement plus élevée que le budget initial qui avait été estimé à 2 449 502 $. 

    Concrètement, le déneigement coutera 786 400 $ pour la première année, 861 000 $ pour la seconde et 878 220 $ pour la troisième. Il faut aussi compter une somme supplémentaire de 33 600 $ pour l’année en cours, la Ville ayant été dans l’obligation de signer un contrat temporaire avec le même entrepreneur pour s’assurer d’une couverture au cas où des précipitations étaient enregistrées avant l'entrée en vigueur de la nouvelle entente. 

    En tout, et pour tout, la facture s’élèvera donc à 2 559 220 $ plus taxes, pour les trois prochaines années, jusqu’à la fin de l’hiver 2026. Une hausse de plus de 109 000 $ par rapport au premier contrat octroyé cet été. 

    «On n’est pas heureux de cette augmentation, c’est évident, a soutenu le directeur général de la Ville de Pohénégamook, Simon Grenier, mercredi après-midi. Mais d’un autre côté, on a un seul soumissionnaire et on a tenu à travailler le mieux possible pour limiter la hausse au bénéfice des citoyens.»

    LE MÊME SOUMISSIONNAIRE

    Le dossier de déneigement a été tout un casse-tête à Pohénégamook au cours des dernières semaines. Il faut comprendre que le soumissionnaire retenu cette fois est le même qui avait obtenu le contrat initial pour ce même mandat il y a quelques mois. L’offre avait toutefois été jugée non conforme par la suite, puisqu’une autorisation de l'Autorité des marchés publics n’avait pas été remise dans les délais demandés par la Ville. 

    Au lendemain de cet épisode, la recherche d’un entrepreneur avait repris rapidement. Dans le nouveau devis, publié à la mi-octobre, Pohénégamook avait cette fois démontré une ouverture à signer un contrat d’un an, de trois ans ou de cinq ans, l’objectif étant de favoriser le maximum de soumissionnaires. 

    «On se disait que certaines entreprises auraient peut-être été intéressées par des contrats de plus courte durée, d’autres de plus longue durée», a expliqué le directeur général. 

    Or, le but n’a finalement pas été atteint. Les soumissionnaires n’ont pas été plus nombreux à lever la main. À l’ouverture, la Ville a même réalisé que l’entreprise choisie lors du premier appel d’offres était toujours seule sur les rangs et que ses prix avaient même été ajustés à la hausse.

    Dans ce contexte, plutôt que d’octroyer le contrat immédiatement, le conseil a demandé à la direction générale de rencontrer l’entrepreneur en question et de négocier des prix, conformément à La Loi sur les cités et villes. 

    «À la suite de cette rencontre, on a obtenu une nouvelle soumission qui a été adoptée hier. Il s’agit d’une soumission de trois ans, jusqu’en 2026 […] Le contrat entrera en vigueur le 20 novembre cette année. L’an prochain, ce sera le 25 octobre.»

    Simon Grenier maintient que l’augmentation de la facture n’était pas souhaitée par les élus, ni par l’administration municipale. «On a travaillé fort pour réduire les couts par rapport à la dernière soumission reçue en novembre à travers les négociations», a-t-il maintenu.

    «On a aussi confirmé, à travers différentes démarches auprès de partenaires externes, la hausse des couts substantiels de certains intrants au niveau du déneigement comme l’abrasif par exemple», a-t-il ajouté. 

    Dans les circonstances, il demeure heureux de voir ce dossier être réglé, la sécurité des citoyens étant une priorité.

    Quant à l’implication du maire Benoit Morin, qui a un lien de parenté avec l’un des actionnaires de l’entreprise, Simon Grenier est catégorique : il n’a pas été impliqué dans aucune des discussions entourant ce dossier. Il n’était pas non plus présent lors de l’octroi du contrat par ses collègues du conseil municipal. 

    DU DÉNEIGEMENT LOCALEMENT? 

    Si la Ville de Pohénégamook est maintenant prête à passer à autre chose, elle ne cache pas qu’elle évaluera, au cours des trois prochaines années, la pertinence de rapatrier les opérations de déneigement à l’interne. Dans la région, il est courant pour de nombreuses municipalités de confier ce mandat à leurs équipes de travaux publics.  

    «Ce n’est pas une réflexion qui se fait du jour au lendemain, alors le conseil va profiter de cette opportunité pour bien évaluer si ça en vaut la peine», a confié Simon Grenier. 

    Si les villes peuvent être prises au dépourvu en confiant le service au privé, les municipalités qui gèrent leur déneigement font elles aussi face à plusieurs défis. Le manque de main-d’œuvre et les couts reliés à l’acquisition d’équipements, à leur entretien et à leur entreposage sont notamment tout au haut de la liste. 


     

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