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La Première nation Wolastoqiwik Wahsipekuk en pleine effervescence

durée 9 février 2023 | 06h56
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    La prochaine année, pour la Première nation Wolastoqiwik Wahsipekuk (PNWW), ne sera pas de tout repos. La table à dessin du Grand Conseil grouille: site d’observation terrestre des bélugas, développement à Kataskomiq, restaurant à Cacouna, des bassins de pisciculture. Le Grand Chef de la PNWW est fier de ces réalisations à venir et se réjouit leur avancement.

    Concernant le centre d’interprétation des mammifères marins, le projet va bon train, selon le Grand Chef de la PNWW, Jacques Tremblay. Le budget et l’échéancier prévus seront respectés. «On pense être capables d’ouvrir au public en juillet 2023». Même si quelques détails resteront à peaufiner durant la saison estivale, M. Tremblay souhaite que les citoyens puissent déjà profiter de la plateforme située sur la portion de montagne ouest du port de Gros-Cacouna. Rappelons que les travaux ont débuté en aout 2022 et que des investissements de 3,7 M $ ont été nécessaires pour la construction de l’infrastructure.

    UN RESTAURANT À CACOUNA

    En janvier dernier, le Grand Chef a dévoilé à Info Dimanche un projet de restaurant au chalet du Club de golf à Cacouna situé au 960, rue du Patrimoine où seraient valorisés les produits issus de la pêche de la PNWW. «On veut aller plus loin. On ne voudrait pas juste pêcher. On veut transformer le produit et même le rendre accessible. C’est un peu l’idée derrière ça», avait souligné M. Tremblay. Il souhaite collaborer avec Maxime Lizotte, chef cuisinier wolastoquey qui a notamment participé au Pow-wow de la Première nation lors du festival estival «Deux nations, une fête» en 2022, pour l’élaboration des menus.

    Actuellement, la Première nation est toujours en négociation avec le propriétaire, Mario Dubé, afin de conclure un partenariat pour mettre sur pied le projet. Lorsque les discussions seront terminées, M. Tremblay mentionne que des plans et devis seront réalisés afin de prévoir l’aménagement à effectuer pour transformer le chalet en service de restauration. 

    Il estime la transformation à plusieurs millions de dollars, mais ne peut s’avancer sur des chiffres concrets pour l’instant puisqu’il reste plusieurs étapes avant sa concrétisation. La PNWW travaille présentement à l’obtention de financement. Jacques Tremblay aimerait que le restaurant puisse ouvrir vers la fin de 2023 ou au début de 2024 si tout se déroule bien. 

    DE LA PISCICULTURE AU PORT DE GROS-CACOUNA

    Dans les prochains mois voire les prochaines années, la Première nation Wolastoqiwik Wahsipekuk souhaite développer un projet de pisciculture au port de Gros-Cacouna. Dans un premier temps, des bassins d’homards et d’oursins verts seraient mis en place. Le Grand Chef mentionne l’intérêt de la Première nation à placer des viviers sur le quai.

    Avec le projet de restauration, cette idée permettrait à la PNWW d’aller plus loin dans la transformation de leurs produits issus de la pêche. Selon M. Tremblay, des études technico-économiques sont en cours afin de s’informer sur les espèces qui pourraient être élevées dans les bassins ainsi que le volume de production minimal pour être rentables. Le projet est estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars, soit plus ou moins 30 à 35 millions, d’après le Grand Chef.

    DU MOUVEMENT À KASTAKOMIQ

    La pisciculture considérée à Cacouna pourrait bénéficier au projet prévu à Kastakomiq. En effet, même si l’idée n’est pas encore fixée, le Grand Conseil sait vers où aller : «Peut-être une genre d’halte routière où les gens pourraient arrêter se rafraichir, de la restauration particulière avec nos produits, une aire de repos du type un gaz-bar avec une borne de recharge électrique», avance M. Tremblay. 

    Pour le moment, une étude des sols est sur le point d’être finalisée. Quand elle sera terminée, la portion de territoire sera déboisée et les plans et devis seront entamés. «On pourrait probablement être capable de débuter certaines construction au début 2024», confie Jacques Tremblay.

    La Première nation Wolastoqiwik Wahsipekuk fourmille, devient de plus en plus visible dans la région. «On est encore là. Ça nous permet de rappeler l’histoire de notre nation aux gens de la région», souligne le Grand Chef.
     

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