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22 avril 2022 - 13:15

Le premier ministre du Québec se prononce sur les enjeux de Rivière-du-Loup-Témiscouata

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

De passage dans la région afin d’annoncer la candidature d’Amélie Dionne pour la Coalition avenir Québec, François Legault a commenté quelques dossiers d’actualité concernant la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata. Il a été notamment question de la SÉMER, de la traverse reliant le Bas-Saint-Laurent à Charlevoix et du mouvement Ma place au travail, qui a pris naissance à Cacouna.

François Legault, qui portait successivement les chapeaux de premier ministre du Québec et de chef de la Coalition avenir Québec lors de cette tournée régionale, indique que les résultats d’une étude d’experts devraient être dévoilés prochainement à propos de l’usine de biométhanisation de la Société d’économie mixte et d’énergie renouvelable (SÉMER). Cette usine, qui est opérationnelle depuis 2015, brule le gaz qu’elle produit. Ce projet a nécessité des investissements de 27,4 M$. Une demande de subvention pour l’acquisition de nouveaux équipements afin de produire du gaz liquéfié a été transmise au ministère de l’Économie et de l’Innovation au cours des derniers mois.

«Pour l’instant, la SÉMER n’a pas réussi à faire la démonstration que c’était possible de sortir du gaz de ça et cela ne se fait pas ailleurs. Je souhaite que ça marche parce que ça règlerait un gros problème que j’ai sur les épaules qui est l’enfouissement des matières résiduelles», a commenté le premier ministre du Québec. Ce dernier ajoute que les experts se penchent actuellement sur les résultats de la SÉMER. Si l’innovation de la SÉMER fonctionne, il voudra être le premier sur les rangs afin de la financer, a-t-il déclaré. «L’idée, c’est qu’il faut que ce soit rentable, peut-être pas demain matin, mais qu’il y ait un chemin vers la profitabilité. C’est là qu’il y a des doutes.»

TRAVERSE BAS-SAINT-LAURENT 

Questionné à propos du déménagement de la traverse à Cacouna ou de son maintien à Rivière-du-Loup, François Legault n’a pas voulu choisir de camp, se limitant à dire qu’une étude d’opportunité est présentement en cours, commandée par le ministre des Transports François Bonnardel. Les avantages et désavantages des deux options seront ainsi analysés.  «C’est quoi le cout ? Est-ce que le bateau est utilisable aux deux endroits ? Qu’est-ce que les citoyens veulent ? Ce bateau servira beaucoup pour le tourisme, à Cacouna c’est plus de l’industriel, à Rivière-du-Loup, c’est plus du tourisme», a commenté François Legault. Il souligne qu’en bout de ligne, c’est le gouvernement qui prendra la décision finale. Il n’est toutefois lié par la recommandation des experts. «On n’est pas obligés de l’accepter non plus. Au moins on aura des faits objectifs», ajoute-t-il.

Lors de sa rencontre avec le premier ministre du Québec en début d’après-midi le 21 avril, le maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, lui a remis un document aux couleurs de la campagne de mobilisation pour le maintien de la traverse à Rivière-du-Loup. «À Rivière-du-Loup, notre traverse, on y tient !»

PLACES EN SERVICES DE GARDE

Le mouvement national Ma place au travail, né grâce à l’implication de Myriam Lapointe-Gagnon de Cacouna, a souligné son premier anniversaire le mois dernier. Depuis, de nombreux projets de construction de CPE ont été mis sur pied dans la région et des allègements réglementaires ont été accordés pour accélérer le processus, faisant passer le nombre d’étapes à franchir de 17 à 9 avant la construction. François Legault indique que ces multiples étapes règlementaires avaient été mises en place pour éviter les abus à la suite du «scandales des garderies libérales» impliquant Tony Tomassi en 2010.

«Il y avait un processus qui était kafkaïen, ça n’avait pas de bon sens. Il y avait tellement d’étapes avant de savoir où sont les besoins […] On a pris l’engagement que tout le monde aura une place d’ici trois ans maximum. Le but c’est qu’il y en ait le plus possible de fait, le plus vite possible», souligne François Legault. Il a fermé la porte à la mise en place d’une prestation temporaire d’urgence pour les parents n’ayant pas de place en services de garde, comme le demande le mouvement Ma place au travail.

De son côté, la candidate de la Coalition avenir Québec dans Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne, a eu de bons mots à l’endroit de Myriam Lapointe-Gagnon et de son implication. «On a le choix d’embarquer dans le train ou de le laisser passer, donc j’appuie beaucoup les gens qui ont des convictions, des idées et qui veulent militer, j’encourage cela.»

HORAIRES DE FACTION

François Legault a confirmé que le gouvernement a l’intention d’assouplir les critères concernant l’horaire à l’heure pour les paramédics. Le tout se déroule dans un contexte de négociations à propos des conditions de travail, ce que le premier ministre souhaite régler au cours des prochaines semaines. «Le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé veut mieux utiliser le secteur préhospitalier parce qu’on manque d’infirmières et de médecins.»

Il souhaite également réduire les transports non urgents réalisés par les paramédics pour des problèmes de santé mineurs. «Ç’a l’air simple, mais ce n’est vraiment pas un dossier simple […] On ne peut pas avoir un service parfait. Où on trace la ligne ?» Selon le premier ministre, sur 74 députés de la CAQ, une vingtaine ont des demandes de paramédics afin de modifier des horaires de faction en horaire à l’heure.

Rappelons qu’une dizaine de paramédics de Trois-Pistoles du Groupe CAMBI se sont rendus devant le bureau du député de Rivière-du-Loup-Témiscouata Denis Tardif le 19 avril afin de lui demander de respecter ses engagements prononcés lors de la campagne électorale concernant l’abolition de l’horaire de faction dans les Basques.

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