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14 avril 2022 - 12:28 | Mis à jour : 15:39

Une manifestation perturbe les audiences au palais de justice de Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Une quarantaine de manifestants portant des chandails identifiés au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) avec le message «Outrage à la justice» ont perturbé les activités au palais de justice de Rivière-du-Loup dès le début des audiences vers 9 h 30 le 14 avril.

De nombreuses affiches autocollantes à l’effigie du ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette ou portant l’inscription «en NÉGO» ont été apposées sur les murs près des salles au troisième étage. Dès l’ouverture des audiences, des sifflets et du brouhaha se sont fait entendre dans le palais de justice. Puisqu’aucun constable spécial n’était disponible pour assurer la sécurité dans les salles en matière criminelle lors de la manifestation, il était impossible que les accusés encourant des peines de détention comparaissent, a indiqué la juge Luce Kennedy.

Une fois les manifestants sortis du palais de justice, les accès ont été verrouillés. D’autres affiches ont été collées sur les portes et les fenêtres extérieures. La Sûreté du Québec a été appelée pour intervenir sur les lieux.

Cette action éclair fait partie des moyens de pression exercés par le SFPQ pour le renouvèlement de la convention collective qui est échue depuis le 1er avril 2020. «Le moyen de pression a été réalisé au palais de justice de Rivière-du-Loup, mais d’autres ont eu lieu ailleurs dans la province également. Malgré l’offre patronale déposée cette semaine, nous maintenons la pression sur l’employeur», indique la présidente de la section régionale Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Les Iles du SFPQ, Céline Bonneau.

Un premier mandat de grève avait été exercé le 30 mars dernier. Deux autres jours de grève auront lieu les 26 et 27 avril, indique le SFPQ. Les membres du syndicat ont tenu à afficher leurs couleurs dans le palais de justice après que leur employeur leur ait demandé de retirer certaines inscriptions qui portaient leurs couleurs.

«Nous considérons que nous avons le droit d’afficher que nous sommes présentement en moyens de pression», ajoute Mme Bonneau. Cette dernière précise que les offres salariales des dernières années font en sorte que les employés de la fonction publique et parapublique représentés par le SFPQ ont perdu 9,3 % de leur pouvoir d’achat en raison de l’augmentation de l’indice des prix à la consommation.

«Les augmentations de 0 à 2 % par année, ça ne reflète même pas le cout de la vie. Il y a des écarts pouvant aller jusqu’à 27,5 % entre les salaires du gouvernement du Québec et ceux du municipal ou du fédéral. Après, ils ont de la difficulté à retenir la main-d’œuvre […] On est écoeurés de s’appauvrir», ajoute Céline Bonneau. En attendant que le syndicat analyse l’offre patronale déposée les 7 et 8 avril, les moyens de pression seront maintenus.

Le SFPQ demande notamment de meilleurs salaires, à l’image de ce qui a été offert par le gouvernement du Québec dans les réseaux de la santé et des services éducatifs à l’enfance. Cette négociation concerne le renouvèlement de la convention collective de 26 000 membres du SFPQ. Ils occupent des emplois de bureau et de techniciens dans les ministères et organismes du Québec.

» À lire aussi : Manifestation du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec à Rivière-du-Loup

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