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30 mars 2022 - 12:02

Manifestation du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

En négociation depuis deux ans pour le renouvèlement de leur convention collective, les syndiqués du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ont manifesté le 30 mars au parc du Campus-et-de-la-Cité de Rivière-du-Loup afin de demander de meilleurs salaires, à l’image de ce qui a été offert par le gouvernement du Québec dans les réseaux de la santé et des services éducatifs à l’enfance.

«Les offres sont déraisonnables. On veut l’équité avec le réseau de la santé, avec le réseau des CPE. La fonction publique n’est plus attractive, il faut faire quelque chose», indique la vice-présidente à l’exécutif national du SFPQ, Nathalie Garvin. Environ 55 % des membres du SFPQ se sont prononcés lors du vote. Ils étaient à 81 % en faveur d’une grève pouvant aller jusqu’à 10 jours. Mme Garvin précise qu’il s’agit d’une majorité jamais vue dans la fonction publique.

«On sert la population et on a à cœur des services publics de qualité. Force est de constater que nos gens sont débordés. Ils n’arrivent plus à offrir un service d’aussi bonne qualité que ce qu’ils souhaiteraient», ajoute Nathalie Garvin. Selon cette dernière, la mobilisation actuelle témoigne d’un ras-le-bol des fonctionnaires.  

«La fonction publique est maintenant un club-école […] Maintenant les gens viennent dans la fonction publique, acquièrent de l’expérience et s’en vont au fédéral, au municipal, au privé aussi», complète Mme Garvin. Le rattrapage salarial est le point principal qui achoppe lors des négociations. Le syndicat souhaite que cette condition de travail soit améliorée afin de favoriser l’embauche et la rétention de personnel afin d’assurer une bonne qualité des services publics à la population québécoise.

Selon la porte-parole, la balle est maintenant dans le camp du Conseil du Trésor. La manifestation se tiendra à Rivière-du-Loup jusqu’à 14 h ce 30 mars. Il s’agissait de la première journée de grève nationale d’une dizaine qui ont été adoptées par le SFPQ.

Cette négociation concerne le renouvèlement de la convention collective de 26 000 membres du SFPQ. Ils occupent des emplois de bureau et de techniciens dans les ministères et organismes du Québec. Leur convention collective est échue depuis le 1er avril 2020.

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