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30 avril 2020 - 16:31 | Mis à jour : 1 mai 2020 - 08:35

La levée des barrages routiers bien reçue chez les élus locaux 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Le gouvernement du Québec a confirmé que les points de contrôle limitant actuellement les allées et venues entre le Bas-Saint-Laurent et les régions voisines seront levés, à moins d’un avis contraire, le 18 mai prochain. Une décision que les élus de la région ont accueilli avec positivisme et confiance, mercredi. 

La semaine dernière, les membres de la Table régionale des éluEs municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) avaient souhaité publiquement que le déconfinement progressif soit effectué à l’intérieur de la région avant que les barrages policiers soient retirés. Or, il semble que leur vœu ait été entendu puisque le Bas-Saint-Laurent sera l’un des derniers territoires à voir ses frontières s’ouvrir. 

«On était bien contents d’entendre que les barrages seront les derniers à être levés», a souligné le président de la TREMBSL et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé. C’est important pour notre population de voir qu’il y a un décalage entre le redémarrage de l’économie, le retour en classes et la réouverture de la région.» 

Le Bas-Saint-Laurent bénéficiera finalement d’un peu plus de deux semaines pour se préparer à la réouverture géographique. Cet échéancier permettra d’effectuer des ajustements si de nouvelles éclosions de la COVID-19 étaient recensées, par exemple. 

«Avec les élus, on tentait d’identifier le nombre de semaines que l’on croyait nécessaire. Souvent, on parlait de 3-4 semaines. Mais nous ne sommes pas des spécialistes et nous donnons notre confiance à la Santé publique», a indiqué M. Lagacé.

D’ailleurs, le gouvernement a répété plusieurs fois au cours des derniers jours qu’il suivra ses différents plans de déconfinement seulement si la situation actuelle restait sous contrôle. Le calendrier annoncé par Québec pourrait être appelé à changer «sous réserve de l'évolution» des cas de COVID-19 à travers la province.

«Ça nous rassure également à ce moment-ci», a confié l’élu. 

TÉMISCOUATA 

Au Témiscouata, les barrages routiers installés à la hauteur de Dégelis (autoroute 20) et Saint-Jean-de-La-Lande seront aussi retirés le 18 mai, a confirmé la préfet Guylaine Sirois. Au moment d’écrire ces lignes, le Nouveau-Brunswick comptait cependant toujours garder son point de contrôle à l’entrée de son territoire.  

«Le gouvernement va décider pour lui. Si les barrages sont maintenus là-bas, les voyages provenant du Québec ne seront toujours pas permis à moins d’évoquer un motif essentiel […] Évidemment, on a hâte de repartager les espaces communs, mais c’est leur décision. Nous allons suivre la situation», a fait savoir Guylaine Sirois. 

Concernant la fin des contrôles routiers au Québec, Mme Sirois, qui est également membre de la TREMBSL, voit la décision gouvernementale du bon œil. 

«C’est ce qu’on souhaitait. On ne voulait pas être les premiers à ouvrir en ne sachant pas trop comment tout cela aller s’orchestrer. On voulait voir comment ça allait se traduire, dit-elle. Nous sommes conscients que la région ne peut pas rester fermée jusqu’à Noël. C’est vrai que nous avons maintenant plus de temps pour s’organiser et ce sera à nous de s’ajuster.»

PAS DE RELÂCHEMENT

Les élus s’entendent pour dire que même si on procède à la réouverture des régions, les mesures de distanciation doivent être maintenues, surtout pour la protection des personnes vulnérables. Il est primordial, sans doute plus que jamais, de respecter les consignes et de ne pas relâcher. 

«Nous avons très bien fait au Bas-Saint-Laurent jusqu’ici. Nous avons bien protégé notre population et nos ainés. Maintenant, il faudra faire encore mieux, être plus vigilants dans nos sorties et dans le respect des consignes», a lancé Michel Lagacé, confiant que la population restera solidaire contre cet «ennemi très sournois».

Guylaine Sirois donne également sa confiance aux Témiscouatains. Elle croit que les citoyens vont réaliser qu’il est important de rester unis, s’ils ne souhaitent pas le retour des mesures de confinement au courant de l’été. «On souhaite que les gens continuent religieusement à appliquer les différentes consignes. Ç’a contribué à notre succès jusqu’ici et il ne doit pas y avoir de relâchement.»  

Par voie de communiqué, la ministre du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, et le député Denis Tardif, ont salué la décision de la Santé publique et ils ont à leur tour demandé la collaboration des citoyens. «Gardons à l’esprit que réouverture de veut pas dire relâchement des mesures», a répété l’élu de la circonscription Rivière-du-Loup-Témiscouata. 
 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • d'accord

    Micheline Synnott - 2020-05-04 17:15