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29 avril 2020 - 13:14 | Mis à jour : 14:39

Les barrages routiers seront retirés le 18 mai au Bas-Saint-Laurent 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Le gouvernement du Québec a présenté son plan de décloisonnement géographique, mercredi après-midi. Québec souhaite lever graduellement les points de contrôle routiers dans plusieurs régions du Québec à partir du 4 mai. 
Pour le Bas-Saint-Laurent, si la situation reste la même, sous contrôle, la date à retenir est le 18 mai.

La région fera partie des dernières à voir ses frontières s'ouvrir avec la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et Charlevoix. À ce moment, de nombreuses régions auront déjà été déconfinées, dont Chaudière-Appalaches et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple. 

La levée des barrages routiers, a-t-on expliqué, est nécessaire à la relance économique qui occasionnera, graduellement, des transports interrégionaux de plus en plus importants. «C'était la suite logique, finalement, d'y aller avec la réouverture graduelle des régions du Québec», a mentionné la vice-première, Geneviève Guilbault, demandant tout de même aux citoyens «d'éviter les déplacements superflus» et non essentiels. 

«Tout ce plan de réouverture graduelle des régions du Québec [...] dépend vraiment de la capacité, la volonté des Québecois de continuer d'appliquer les consignes de santé publique. L'objectif, c'est de relancer le Québec sans relancer la pandémie, et c'est en respectant les consignes de santé publique qu'on va réussir à le faire», a-t-elle poursuivi. 

L’accès au Bas-Saint-Laurent est limité depuis le 28 mars. La semaine dernière, les élus de la Table régionale des éluEs municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) avaient demandé à la Direction régionale de la santé publique de maintenir les mesures de contrôle qui limitent l’accès à la région aux seules personnes qui y possèdent une résidence principale, et ce, pour aussi longtemps qu’elle le jugera nécessaire.

Or, voilà, les frontières pourraient être levées dans moins d'un mois. Questionné sur la possibilité que le nombre de cas déclarés dans la région du Bas-Saint-Laurent augmente de façon significative, une fois les barrières retirées, le Dr Horacio Arruda a rappelé que le virus n'avait pas beaucoup circulé ces dernières semaines (un seul cas en plus de deux semaines). Il assure que les autorités de santé publique interviendront rapidement pour étouffer la situation, si une personne recevait un test positif. 

À ce sujet, la ministre de la Santé, Danielle McCann a également rappelé que la région a appris de ce qui s'est passé dans le Grand Montréal. «Elle a mis en place des protocoles, des mesures pour se protéger. Mais on compte sur la population pour appliquer les consignes. S'il y avait une augmentation significative, on serait obligé de ramener les contrôles routiers», a-t-elle dit. 

«On va s'assurer qu'il y ait des tests suffisants, qu'il y ait capacité de faire des enquêtes comme telles, qu'il y ait une marge de manoeuvre au niveau hospitalier [...] S'il y a une place où les robinets peuvent laisser couler un peu d'eau actuellement, c'est bien, je vous dirais, dans les régions plus périphériques», a ajouté le directeur national de la santé publique. 

ATTENTION AU «RELÂCHEMENT»

Malgré l'ouverture à venir de certaines région, la vice-première ministre, Geneviève Guibault, a indiqué que le mot-clé demeure «discipline» pour les semaines à venir. Plus que jamais, sans doute, les Québécois doivent respecter les consignes de santé publique, notamment de ne pas organiser de rassemblements. 

«On progresse, mais ce n'est pas le temps de crier victoire. On le dit souvent mais c'est important de le répéter, la problématique, le virus, tout ça, ce n'est pas derrière nous. Oui, on annonce des réouvertures graduelles. On est rendu à annoncer, à envisager des ouvertures graduelles, mais tout n'est pas gagné actuellement», a lancé Mme Guilbault qui a remplacé le premier ministre François Legault lors de la mise à jour quotidienne. 

«Et, je veux le redire, tout va dépendre de notre discipline et tout va dépendre des efforts de distanciation que nous allons maintenir. Alors, je vous encourage à continuer, je vous demande à continuer de respecter les consignes de santé publique. On a été exemplaire depuis deux mois dans le confinement, il faut être tout aussi exemplaire dans la réouverture graduelle du Québec.»

Notons que le calendrier annoncé par le gouvernement du Québec pourrait être appelé à changer «sous réserve de l'évolution» des cas de COVID-19 à travers la province. 

 

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Bonjour moi j'aimerais bien savoir,, si je vais chercher mes 2 enfants avant le 18 mai doige faire un deux semaines de confinement quand-même merci de me répondre

    Johanne Raymond - 2020-04-30 08:59
  • Je ne suis pas d'accord, c'est trop rapide. Ça va courrir magasiner chez Costco ou les gens de Montréal vont venir nous contaminer en louant chalet ou RBNB. Je pense que notre gouvernement préfère les $$$ aux aînés. Il ne pense pas au manque chronique de personnel soignant. Qui viendra les aider si ceux-ci tombe au combat? Certainement pas l'armée, elle est déjà fort occupé à Montréal. Je suis en beau mau....!

    Marie-Claire Jean - 2020-04-29 19:18
  • Est ce que le nouveau Brunswick aussi ?

    Nicole plourde - 2020-04-29 17:27