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5 novembre 2019 - 16:37

Une palissade du Fort Ingall endommagée par le vent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Il n’y a pas que l’église Saint-Patrice à Rivière-du-Loup qui a subi des dommages à la suite de l’assaut des forts vents du 1er novembre. Une partie de la palissade de la façade ouest du Fort Ingall, située à Témiscouata-sur-le-Lac, est tombée, puisqu’un poteau maitre planté dans le sol a cédé.

«On a vraiment été sous le choc un peu parce qu’on avait fait une évaluation de la palissade en 2016 et nous avions identifié d’autres zones plus faibles. Celle-là n’était pas sur notre radar. La partie plus faible du poteau maitre se trouvait sous la terre et nous ne pouvons pas creuser sans autorisation», résume le directeur général du Fort Ingall, Étienne Frenette. Un poteau sur neuf de cette structure est planté dans la terre et accroché à des supports de bois dans le sol. Son rôle est de soutenir les autres poteaux de la section.

«Il devait être pourri sous la surface, donc c’était très difficile pour nous à détecter. Le poteau maitre est toujours debout, mais il tient en place en raison de la position dans laquelle les autres sont tombés», ajoute M. Frenette.  

Une section de 18 poteaux devra donc être remplacée par un mur temporaire. Pour réparer cette palissade, il faudra creuser pour enlever le poteau maitre qui a cédé. «Le Fort Ingall est un site archéologique classé, donc on a plusieurs règles à respecter. Il faut que les travaux soient supervisés par des archéologues. Le ministère de la Culture et des Communications nous aide pour la réalisation des travaux temporaires. Nous allons travailler pour obtenir toutes les autorisations nécessaires cet hiver et procéder aux travaux de remplacement au printemps», ajoute le directeur général du Fort Ingall. Si des artéfacts sont trouvés lors du creusage, des fouilles archéologiques devront avoir lieu, ce qui pourrait retarder les réparations.

Le Fort Ingall a en sa possession des poteaux de palissade de rechange, mais il devra déterminer si ces derniers sont compatibles avec les installations endommagées. «Si tout fonctionne convenablement, ça ne coutera pas excessivement cher. Ce qui est plus difficile à prévoir, ce sont les couts reliés à la machinerie et à la présence des archéologues», précise M. Frenette.

Les activités ouvertes au public n’ont pas été perturbées en raison de cet incident, puisque le Fort Ingall est fermé pour la basse saison. Les locations de salles devraient avoir lieu comme prévu. Les lieux seront sécurisés avant l’arrivée de la première neige, assure Étienne Frenette. 

Ce dernier a été construit par les Britanniques en 1839 en tant que fort de campagne et ce type de construction était prévu pour une durée de 5 à 10 ans. La reconstruction du site s’est déroulée à partir de 1972. Il s’agit donc d’une structure qui a perduré dans le temps, sans nécessairement avoir cette vocation lors de sa construction. Certains poteaux de palissade sont même d’origine.

Un projet de restauration de la palissade était d’ailleurs dans les plans pour 2022, mais il visait principalement la face avant. L’évaluation avait été réalisée en 2016 et devra possiblement être actualisée en raison des dommages causés par le vent.

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