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21 novembre 2018 - 14:34 | Mis à jour : 26 novembre 2018 - 16:26

Altercation à l'hôtel de ville

Bernard Simard présente ses excuses

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

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Au lendemain d'une confrontation lors de laquelle il admet avoir «perdu la carte» avec un employé de la Ville de Rivière-du-Loup, l'homme d'affaires Bernard Simard a souhaité présenter publiquement ses excuses.

«Depuis 30 mois, j'essaie en vain d'obtenir un rendez-vous avec le directeur général Jacques Poulin. Je suis exaspéré. Là, je l'avais dans la face, je lui ai dit de cesser les petits coups de cochon par-derrière. Je me suis emporté. J'ai parlé à voix haute, j'ai sacré. J'ai vu bleu et je suis allé trop loin. Je n'aurais pas dû poser la main sur lui. Je n'aurais pas dû le repousser. C'est inacceptable, je m'en excuse et j'assumerai les conséquences de mes gestes», raconte Bernard Simard.

Quant aux paroles prononcées, l'homme d'affaires persiste et signe. «Je ne les retire pas. Les gestes posés n'avaient pas leur place, mais un moment donné, après 30 mois, avec le manque de respect et l'acharnement... Les paroles je les assume.»

Dans son acte de contrition, M. Simard cible le dossier du Complexe Le Séjour du boulevard de l'Hôtel-de-Ville à Rivière-du-Loup, lequel est impliqué dans plusieurs litiges avec la Ville. À ce propos, en mars dernier, l'homme d'affaires et la municipalité ont eu à débattre de sept points en cour.

L'homme d'affaires a reconnu sa culpabilité dans sa déclaration aux policiers.«C'est un geste impulsif, inapproprié, inutile et déplacé. Je le regrette. S'il y a une leçon à tirer, c'est de ne jamais agir sous le coup de l'impulsion... et peut-être que du côté de la Ville, faire attendre les gens pendant 30 mois n'est pas une façon de faire non plus.»

Quant au conflit juridique qui l'oppose à la Ville concernant le Complexe Le Séjour, Bernard Simard affirme avoir en sa possession le jugement de la cour supérieure (chambre civile) rendu en sa faveur sur 6 des 7 points en litige et qui ont été abordés lors du procès tenu les 27, 28 et 29 mars derniers.

LA VILLE RÉAGIT

La Ville de Rivière-du-Loup a réagit aux incidents d'hier soir par voie de communiqué mercredi après-midi.

«Nous tenons à rassurer nos employés, explique la mairesse Sylvie Vignet, qui ont vécu durement les événements d’hier. À cet effet, ils seront correctement accompagnés. Nous réitérons notre tolérance zéro à l’égard de la violence verbale et physique et voulons lancer le message : nous pouvons répondre à toutes les questions et recevoir tous commentaires, mais dans le calme et le respect. Cette règle vaut pour nos employés et l’ensemble des citoyens.»

Quant au délai de 30 mois soulevé par l'homme d'affaires, la Ville a précisé qu'elle n’a pas pour pratique de faire de rencontre avec les parties concernées par un dossier judiciarisé pour assurer l’intégrité du processus judiciaire.

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14 réactionsCommentaire(s)
  • Vous avez raison M Lemelin quand que j’entends des gens en 2018 trouver normal qu’une personne que certain décrive comme un bon gars agisse de la sorte comme disait mon grand -père pas besoin des déchausser pour trouver leur problème.

    Réaliste - 2018-11-23 11:43
  • Pour quelle raison n'avez-vous pas avisé monsieur Simard de cet état de chose et pourquoi l'avez vous laissé ESPÉRÉ être entendu et/ou rencontré un de ces quatre matins.

    Doris Dumont - 2018-11-22 20:16
  • Constat général: c'est toujours difficile avec la ville de Rivière-du-Loup côté développement économique ou autre. Peut-être que cet événement devrait servir de réflexion sur le comment rendre les processus moins compliqués. Pour ce qui est du service incendie de Rivière-du-Loup, tout le monde travaillant avec eux savent que c'est le plus pointilleux de tous le Bas St-Laurent ....... autre matière à réflexion.

    Impensable - 2018-11-22 19:48
  • @ Sébas:
    Tout un commentaire.

    René Lapointe - 2018-11-22 15:50
  • Investissez votre argent ailleurs en gros, RDL ne veut pas d'investisseurs.

    Sebas - 2018-11-22 15:03
  • Nous souhaitons inciter toute personne qui réagit à cette nouvelle à prendre le temps nécessaire, la pause nécessaire pour réfléchir avant de commenter. Sous couvert d’un incident « malheureux » réside, de fait, un événement d’une violence que nous ne pouvons rendre public et dont les répercussions sont nombreuses et très sérieuses sur les êtres humains qui se trouvent, en quelque sorte, derrière ce que l’on appelle « la Ville » ou « les fonctionnaires ». Les femmes et les hommes qui étaient à l’hôtel de ville, présents sur les lieux, méritent le plus grand respect, y compris la direction générale. Il faut, au minimum, savoir en ces occasions prendre le recul afin d’éviter de se lancer dans une interprétation ne disposant pas des informations nécessaires permettant de poser un jugement éclairé.

    J’insiste, en terminant, sur un élément clair qui devrait être compris de tous : le délai de 30 mois dont il est question ne relève d’aucune façon de la Ville. La Ville a pour principe responsable et inévitable de ne pas intervenir dans un processus judiciarisé. Nous rappelons, enfin, les mots du communiqué qui sont, sans aucun doute les plus importants : la violence et l’intimidation n’ont pas leur place en société et le respect demeure en tout temps de mise, pour tous, pour le bien de tous.

    Merci de considérer les victimes directes et collatérales de cet incident.

    David Lemelin
    Directeur des communications
    Ville de Rivière-du-Loup

    David Lemelin - 2018-11-22 14:43
  • @GD on peut tu savoir c'est quoi le rapport avec mon commentaire.... bref, je n'ai rien à ajouter.

    Claudia - 2018-11-22 12:02
  • @claudia Vous vous trompez. Dieu vous pouvez le rencontrer en tout temps dans un délai de 5 minutes. :-)

    GD - 2018-11-22 11:33
  • La ville le dit que quand un dossier est devant la cour ELLE NE RENCONTRE PAS L'AUTRE PARTIE CAR C'EST DEVANT UN JUGE ! Savez-vous lire ???? Commntez vous sans lire l'article ???? Je me pose la question parce que les trois commentaires précédent, c'est pas fort-fort !

    Attaboy - 2018-11-22 11:27
  • Je ne veux pas excuser le geste mais un délai de 30 mois pour rencontrer un «  fonctionnaire » dela ville, c’est ridicule! Il faut se souvenir quele dg Poulin était celui qui avait » faussement » accuseJG Dionne et M Frenette d’ être sous l influence de l’alcool, après uneassemblee municipale et fait une denonciation a la police.....RESPECT

    Lise - 2018-11-22 11:19
  • Simple précision.Lors du proces ,la juge a completement rejeté les prétentions du service incendie.

    Bernard Simard - 2018-11-22 05:41
  • C'est dommage pour les deux ! personne ne devrais se faire bousculer au travail c.est certain mais 30 mois c.est pas long ! Bernard c.est un bon gars et généreux aussi j.espere que la situation va se rétablir pour le bien de tous ,

    josee - 2018-11-21 21:32
  • 30 mois c'est bien 2 ans et demi. Moi aussi j'aurais perdu patience. Espérons que les 2 parties concernées apprendront de ce malheureux événement et de votre sainte colère... Espérons que les 2 poulins ne prendront plus le mords aux dents. Notre ville a besoin d'entrepreneurs comme vous monsieur Simard. Respect.

    mamie - 2018-11-21 19:46
  • 30 mois!!!!! Mon dieu mon dieu, une chance que ce n'était pas un rendez-vous chez le médecin!!! Bravo pour la parole et comme vous dites pour les gestes, il faut prendre le contrôle sur soi. En espérant pour vous que ça ait réveillé quelqu'un à la ville....

    Claudia - 2018-11-21 15:00