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3 janvier 2022 - 06:02

Cindy Ouellet : le travail avant tout 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Entrainements, réception d’une distinction nationale, participation aux Jeux paralympiques de Tokyo, sortie d’un nouveau livre avec Sport’Aide, implications sociales et communautaires…dire que l’année 2021 de la Louperivoise Cindy Ouellet a été occupée serait un euphémisme. 

Pourtant, l’athlète de 33 ans ne voudrait rien changer. Cindy Ouellet travaille beaucoup, mais c’est ce qu’elle souhaite, ce qui la nourrit. Au-delà du sport et de ses exploits – ils sont nombreux –, il y a cette volonté de faire une différence dans la société. Une mission qui charge un horaire, mais qui est valorisante à plusieurs niveaux.  

C’est d’ailleurs ce qui a été souligné l’été dernier, lorsqu’elle a été nommée «personnalité féminine de la décennie» lors du 48e Gala Sports Québec. Elle y a été décrite comme une grande athlète, mais aussi comme «un modèle à suivre» qui se démarque par ses «actions exemplaires et exceptionnelles». 

Humble, Cindy Ouellet n’y voit toutefois qu’une belle et grande tape dans le dos. «Le prix, c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, c’est un honneur, mais ça ne me définit pas. Pour moi, le travail que je fais à côté, aller dans des écoles, dans les entreprises, parler de mon histoire, veut dire beaucoup plus», a-t-elle partagé en marge d’une conférence offerte à des jeunes de l’École secondaire de Rivière-du-Loup, durant laquelle elle les a invités à tirer profit de chaque expérience, bonne ou mauvaise. 

Cindy Ouellet fait des conférences depuis environ deux ans. C’est aussi sur cette même période qu’elle s’est jointe à la famille de l’organisme Sport’Aide. Cet automne, ils ont lancé ensemble le deuxième tome de la bande dessinée «Les aventures de Cindy». Le livre regroupe huit bandes dessinées dont l’une – inédite – est consacrée au cheminement inspirant de l’athlète. On y parle de santé mentale, mais aussi d’intimidation et on présente des outils.  

«Les bandes dessinées, tout le monde aime ça. C’est une façon le fun de parler d’un sujet moins évident comme l’intimidation aux plus jeunes. Ça va vraiment de pair avec mes visites dans les écoles. C’est important de voir les jeunes et les aider.»

Sans surprise, le travail et les efforts ont aussi marqué le parcours paralympique de l’équipe canadienne en fauteuil roulant, dont la capitaine était Cindy Ouellet, aux derniers Jeux de Tokyo. Exclue de la ronde des médailles après une défaite contre l’équipe rivale des États-Unis, la délégation canadienne a remporté son match suivant contre le Japon pour terminer en 5e position, obtenant finalement le même rang qu’à Rio en 2016.  

Ce n’était évidemment pas le résultat souhaité, mais Cindy Ouellet reste fière de ce qui a été accompli à travers des circonstances exceptionnelles. La Louperivoise a d’ailleurs fait partie des meilleures pointeuses de sa formation. «À la base, on était juste contentes d’avoir la chance d’aller jouer […] Oui, il y a une déception, mais on a travaillé fort et on a vraiment bien joué. On était une bonne équipe et on s’est soutenue. On a fini fort, on s’est retroussé les manches et je suis fière de ça.»

Cet hiver, Cindy Ouellet ne sera pas des prochains jeux paralympiques de Pékin. Elle a pris cette décision pour son bien-être, mais ce serait mal la connaître que croire qu’elle se la coulera douce. Au programme? Des projets, encore des projets. Elle poursuivra son implication avec Sport’Aide, sera présente aux prochains Jeux du Québec – s’ils ont lieu – et espère pouvoir faire quelques conférences. 

 

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