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26 décembre 2021 - 06:50

Philippe Blier bat son record personnel au développé couché

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Même s’il a été privé de compétitions et d’entrainements pendant plus d’un an entre le printemps 2020 et l’été 2021, force est maintenant de constater que la résilience du dynamophile Philippe Blier a payé. L’athlète de Pohénégamook a aujourd’hui retrouvé toute sa puissance, à un point tel qu’il a récemment battu son record personnel au développé couché (bench press), une réussite qui fait du bien et dont il n’est pas peu fier. 

Blessé au dos, l’homme fort n’a pas été en mesure de participer à l’épreuve complète lors du récent Championnat provincial de dynamophilie. Il a toutefois décidé de s’y présenter afin de voir s’il pouvait repousser ses limites au développé couché dans un environnement compétitif. Le résultat parle de lui-même et reconnaît les efforts qu’il a déployés ces derniers mois. 

Avant que la pandémie ne frappe et cause la fermeture des salles d’entrainement au Québec, Philippe Blier, champion canadien 2020 chez les moins de 105 kg, avait réussi à soulever 197,5 kg au développé couché. À la fin novembre, il a franchi le cap des 200 kg, soit pratiquement 441 livres. 

«Ça m’a pris deux essais pour battre mon record, raconte-t-il. On a ouvert à 190 kg, puis on a fait un bond de 10 kg pour faire 200 kg. Je l’ai réussi assez facilement, alors j’étais très content.»

En pleine confiance, l’athlète a même ensuite essayé de soulever une charge de 207 kg, soit 456 livres. «J’y suis arrivé, mais mes fesses ont levé légèrement du banc, alors l’essai n’a pas compté officiellement. Ça m’a déçu, mais je garde le positif. Je sais maintenant que j’ai la force pour y arriver, je dois seulement travailler ma technique encore un peu.»

Philippe Blier reconnaît que l’étape du 200 kg est symbolique pour lui. «C’était un but que j’avais depuis un bout de temps, a-t-il confirmé. [Le développé couché] n’a jamais été ma force, mais la bonne nouvelle avec ma blessure au dos, c’est que j’ai juste travaillé ça pendant plusieurs semaines, alors j’ai beaucoup progressé.»

Il faut comprendre qu’à ce niveau, l’ajout de quelques kilogrammes peut faire toute une différence sur la réussite ou non d’un soulevé. C’est pourquoi il croit avoir maintenant une chance de devenir l’un des meilleurs athlètes de sa catégorie dans cette discipline. Avec son résultat, il s’approche d’ailleurs dangereusement du record national établi à 210 kg, soit 463 livres. «On va sûrement essayer d’aller chercher ça plus tôt que tard», lance-t-il. 

DES PROGRÈS PARTOUT

L’exploit qu’a réussi Philippe Blier est loin d’être banal. À peine quelques mois après avoir repris l’entrainement, il a non seulement retrouvé sa masse musculaire, il a également gagné en force. Les doutes qu’il avait, à savoir s’il allait réussir à reprendre le retard accumulé depuis le début de la pandémie, ont été dissipés. 

Entre juillet et octobre, moment où il a subi sa blessure, le Témiscouatain avait progressé au développé couché, mais également au soulevé de terre et au squat. «J’ai réussi quatre répétitions de 628 livres au squat, alors que mon record, c’était trois fois 625. Ça va aussi bien au deadlift. La blessure a un peu freiné tout ça, mais je recommence graduellement. Je fais de la physiothérapie et je suis rétabli à environ 80 %. C’est encourageant.»

L’athlète explique qu’il fréquente aussi un nouveau gymnaste de «powerlifting» dans sa nouvelle région du Saguenay. «Il y a de l’équipement de compétition, alors c’est parfait pour moi. En plus, le propriétaire est aussi entraineur et athlète. Même s’il n’est pas mon coach, on s’entend super bien et il m’aide là-dedans. C’est un bon plus.» 

Pour les non-initiés, la dynamophilie est un sport de force où les participants ont trois mouvements à effectuer avec la charge la plus lourde possible : le squat, le développé couché (bench press) et le soulevé de terre (deadlift). Après trois essais pour chaque mouvement, l’athlète qui a le plus important total de poids levés l’emporte.

Dans les semaines à venir, si tout se déroule pour le mieux sur les plans personnel et pandémique, Philippe Blier aimerait participer au Championnat national prévu au mois de mars. Il fera aussi partie d’un groupe d’athlètes de haut niveau invités à faire la promotion du sport lors d’un grand rendez-vous sportif en mai. 
 

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