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16 août 2021 - 06:04

Direction Tokyo pour Cindy Ouellet

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

L’athlète paralympique Cindy Ouellet s’est envolée ce jeudi 12 aout pour le Japon afin de participer à ses cinquièmes Jeux paralympiques. L’athlète originaire de Rivière-du-Loup et ses coéquipières de l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant tenteront de monter sur l’une des trois premières marches du podium. 

Cindy Ouellet en sera à ses quatrièmes Jeux paralympiques d’été, elle qui a également compétitionné en ski nordique aux Jeux paralympiques d’hiver en 2018. L’athlète sera la capitaine de la formation sur le terrain, mais elle y voit un rôle plutôt «symbolique» qu’elle accepte avec beaucoup d’humilité. 

«Dans mon cœur, dans ma tête, il y a 12 capitaines dans cette équipe. Même si c’est moi qui porte le chapeau sur le terrain, je sais que je joue avec des capitaines […] On apporte toutes quelque chose de différent. Cette équipe est spéciale, chaque fille contribue à sa façon», a souligné Cindy Ouellet lors d’une entrevue en juin dernier. 

Bien que l’entrainement en groupe n’a pas été facile cette année – les athlètes se sont réunies pour une première fois en juin à Toronto –, les attentes sont élevées pour l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant à Tokyo. La formation, composée de femmes expérimentées, fait partie des six meilleures équipes au monde et croit fermement en ses chances de médaille. 

«Nous avons un très gros potentiel de médaille, a confirmé Cindy Ouellet. On a eu une année pas évidente du côté de l’entrainement, mais nous sommes confiantes. On va tout laisser sur le terrain là-bas et on va voir ce que nous serons capables de faire.»

«Revoir les filles, après un an et demi, ça m’a fait beaucoup de bien. C’est ma deuxième famille. J’étais aussi impatiente de retrouver un terrain de basket pour ne pas seulement lancer un ballon sur un mur», a complété celle qui évolue à la position de point guard. 

À TRAVERS LES ÉPREUVES

La dernière année a été parsemée d’embuches pour la Louperivoise, puisque la pandémie l’a forcé à s’entrainer par elle-même, dans son garage personnel, sur une période de plusieurs mois. Elle n’a jamais caché que le report des Jeux, initialement prévus à l’été 2020, l’avait aussi affecté à plusieurs niveaux. À la fin de l’été, l’an dernier, rien n’allait plus. 

Mais l’athlète de haut niveau a demandé de l’aide et a réussi à se relever. Aujourd’hui, elle parle ouvertement de cette épreuve, et de santé mentale, afin de montrer qu’il ne faut pas hésiter à chercher du soutien. 

Cindy Ouellet est d’ailleurs porte-parole et conférencière pour Sport’Aide, un organisme qui travaille à offrir un milieu sportif sain pour les jeunes et qui offre notamment un service d’écoute et d’accompagnement.

«Chaque jour, je fais attention à moi-même, a partagé l’athlète de 32 ans. J’ai appris à m’écouter à travers tout ça. Avant, j’avançais à 100 miles à l’heure, et je ne m’écoutais pas toujours. Maintenant, je m’écoute un peu plus et je prends du temps pour moi-même.»

ATHLÈTE ACCOMPLIE

Cindy Ouellet est la première athlète québécoise à avoir participé aux Jeux paralympiques d’hiver et d’été. Sur la scène internationale, elle cumule également des médailles d’or aux Jeux parapanaméricains en 2019 et aux Championnats du monde en 2014. Elle a de plus été nommée «athlète féminine de l’année» par Basketball en fauteuil roulant Canada à trois reprises.

Engagée tant sur le terrain qu’à l’extérieur, Cindy Ouellet est aussi reconnue pour les actions sociales et communautaires qu’elle multiplie afin de soutenir les causes et les organismes qui lui tiennent à cœur. En juin, elle a été élue «Personnalité sportive féminine de la décennie» au Québec dans le cadre du 48e Gala Sports Québec, rien de moins.

Les Jeux paralympiques d’été seront disputés du mardi 24 août au dimanche 5 septembre. 
 

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