Publicité

7 février 2021 - 06:01

Tristan Pelletier était impatient de renouer avec l'action

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Sur pause depuis le début décembre, les activités de la LHJMQ ont repris officiellement à la mi-janvier avec la tenue des premiers matchs en 2021. Un retour au jeu attendu pour l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi, Tristan Pelletier. 

Le vétéran de 19 ans ne le cache pas : il était impatient d’enfiler ses patins et son équipement pour de vrais matchs de hockey les 22 et 24 janvier contre le Phoenix de Sherbrooke et le Drakkar de Baie-Comeau. Deux parties qui ont été remportées par l’équipe locale avec des pointages identiques de 3 à 2 en tirs de barrage au Centre Georges-Vézina.  

«On s’entrainait cinq fois par semaine depuis notre retour le 3 janvier, alors c’est sûr qu’on avait tous hâte de jouer un match. Les dernières semaines ont été plus longues, plus dures pour le moral, alors on voulait en profiter», partage-t-il, précisant être heureux de la tournure des événements. Deux gains en deux matchs, c’était l’objectif, d’autant plus que l’une des victoires était la 500e de l’entraineur Yanick Jean.  

«C’était une belle fin de semaine, poursuit l’athlète. Sur la glace, le souffle était là, mais c’est sûr qu’on a dû nous réadapter à la vitesse du jeu qui n’est pas la même qu’à l’entrainement. On est satisfaits, la rouille est sortie et nous sommes prêts pour la suite.»

Les premiers matchs ont été joués «à la maison» à Chicoutimi, mais l’expérience a été tout autre en raison de la pandémie de COVID-19. L’équipe était confinée dans un environnement protégé à l’hôtel jusqu’au moment où elle se déplaçait à l’aréna pour les matchs. Tous les déplacements étaient contrôlés afin d’assurer la sécurité des joueurs et du personnel. 

«Nous sommes chanceux de jouer, mais il y a aussi beaucoup de procédures. Nous sommes testés régulièrement. C’est une situation qui est quand même plate, mais en même temps on veut faire ce qu’il faut pour être capable de jouer», confie le fougueux attaquant. 

Pendant les semaines d’entrainement, les joueurs retournent à leur pension où ils sont également confinés. Tristan Pelletier ne cache pas que c’est tout un défi, lui qui n’habite pas avec un de ses coéquipiers. «L’horaire, c’est aréna, pension, aréna, pension, image-t-il en riant. Je ne fais rien d’autre, alors ce n’est pas toujours évident, mais j’essaie de garder contact avec ma famille, on s’appelle, on se texte.»

«Normalement, mes parents aiment ça me suivre, venir à certains matchs quand c’est possible, mais avec la COVID-19, ça n’a pas encore été le cas, alors c’est difficile pour eux autant que moi», ajoute-t-il. 

Côté hockey, Tristan Pelletier dit être satisfait de son jeu. À sa troisième saison «complète» avec les Saguenéens, il constate que l’entraineur lui fait davantage confiance pour certaines missions. «Il sait ce que je peux apporter comme énergie à l’équipe. Il m’a aussi donné un plus grand rôle, puisque je joue plus souvent en désavantage numérique. Je crois qu’il aime comment je performe et je veux continuer comme ça.»

Les Saguenéens de Chicoutimi forment une bonne équipe, eux qui sont menés, entre autres, par Dawson Mercer et Hendrix Lapierre, deux choix de première ronde au dernier repêchage de la LNH.

«Ça va super bien, on a gardé pratiquement toute notre équipe de l’an dernier. On avait connu une bonne saison et on veut essayer de terminer ce qu’on avait commencé avant que tout soit annulé», explique celui qui se souviendra longtemps de ses 18 et 19 ans dans la LHJMQ. 

«On a une bonne équipe pour compétitionner avec toutes les autres formations. On va voir comment ça va se dérouler. On se fait des objectifs à court terme, parce qu’on ne peut pas savoir comment ça va se dérouler. En ce moment, il faut vivre ça au jour le jour», poursuite l'ancien Albatros du Collège Notre-Dame.  

-------

Tristan Pelletier ne pouvait pas aussi bien dire. Quelques jours après cette entrevue, les Saguenéens de Chicoutimi se sont retrouvés en quarantaine pour une période de 14 jours. Une éclosion chez les Tigres de Victoriaville a forcé la fermeture d'une nouvelle bulle protégée à Chicoutimi. L'équipe locale devait y affronter les formations de Victoriaville, Gatineau et Val-D'Or. 

Selon Le Quotidien, la situation met maintenant en doute la participation des Sags dans le prochain environnement protégé, organisé à Québec du 12 au 18 février. Depuis le début de la saison, en octobre, la formation n'a disputé que 15 rencontres, amassant 20 points. 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article