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5 janvier 2021 - 06:56 | Mis à jour : 21:00

Tracer une nouvelle voie pour la Finale des Jeux du Québec 2022 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Si ce n’était pas de cette pandémie qui chamboule les quotidiens et les plans depuis plus de neuf mois, la région de Rivière-du-Loup accueillerait, dans quelques semaines à peine, plusieurs milliers d’athlètes de la province pour la Finale des Jeux du Québec. Un événement d’envergure qui a été repoussé à 2022 et dont l’organisation a été repensée. 

La directrice générale du comité organisateur, Karine Malenfant, ne s’en cache pas : son temps des Fêtes, et celui de son équipe, sera beaucoup moins frénétique qu’ils ne l’avaient tous anticipé au début de la dernière année. Les Jeux du Québec n’auront pas lieu dans un peu moins de deux mois, mais bien dans près de quatorze. 

«Si tout s’était déroulé comme prévu, on serait vraiment à la course, on partirait pour les vacances de Noël avec le cœur qui palpite un peu», a-t-elle confié à la mi-décembre. «Mais là, on part tous l’esprit en paix en se disant que nous avons, malgré nous, une année supplémentaire pour tout organiser.»

Quand le travail dans la préparation des Jeux a été interrompu, au printemps, l’organisation de la Finale louperivioise se déroulait vraiment très bien. L’équipe complète était à l’œuvre depuis quelques semaines, le budget était ficelé et un engouement certain commençait à être ressenti dans la population. Lou, la mascotte, se présentait à plusieurs événements chaque semaine et participait à garder les discussions vivantes. 

«Il y avait eu un crescendo dans la mobilisation, on avait vraiment un momentum, se souvient Karine Malenfant. On a eu un petit deuil à faire de tout ça, de se dire (et d’accepter) que la finale n’aura pas lieu quand et comment on l’avait imaginée.»

Le comité organisateur a été contraint de ralentir la cadence au moment où tout devait commencer à s’accélérer, finalement. Puis, à l’annonce du report des Jeux par SPORTSQUÉBEC en juin, l’objectif n’était plus février 2021, mais bien février 2022 dans un contexte que l’on entrevoit bien différent. La machine est reparti tranquillement cet automne et devrait atteindre une vitesse supérieure vers le mois de mars, à un an de l’événement. 

«Au-delà de l’obligation de recommencer, on a voulu effacer ce qui a été fait pour repartir presque à neuf. La finale de 2022 ne sera pas ce qu’on avait imaginé pour 2021, alors plutôt d’essayer de trouver la bonne voie à emprunter, on s’est dit qu’on allait en tracer une nouvelle», explique la directrice générale. 

Les blocs de compétition, les cérémonies, la place des jeux… tout est présentement revu en gardant en tête les défis qui devront peut-être être relevés dans un an. «Ce sera une finale un peu différente, mais tout aussi «wow» pour les jeunes athlètes qui vont y participer», assure Karine Malenfant, soulignant que le comité organisateur souhaite d’ailleurs faire de la Finale des Jeux du Québec 2022 une grande fête pour les athlètes, mais aussi la population. 

Évidemment, l’évolution de la situation épidémiologique au Québec crée certaines incertitudes, et il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit sur la lutte contre le virus. Le comité organisateur travaille ainsi sur une formule qui inclut des mesures sanitaires, avec distanciation et un nombre maximal d’athlètes par classe (dortoir), par exemple. «On s’est donné une ligne rigide […] Si les directives imposées nous permettent d’être plus souples, ce sera facile de s’adapter.»

Au cours des prochains mois, le défi principal du comité organisateur sera sans doute lié au recrutement des bénévoles, ainsi qu’à la mobilisation de la population, mais l’organisation est confiante de pouvoir rallier la population autour de ce rendez-vous unique. Pas de souci non plus du côté financier, puisque les partenaires, de solides entreprises de la région, ont tous confirmé qu’ils allaient poursuivre leur association. 
 

 

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