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14 décembre 2020 - 12:13 | Mis à jour : 12:15

Des tests virtuels pour les Arabesques et les patineuses de l’Est-du-Québec

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Des athlètes de plusieurs clubs de patinage artistique de l’Est-du-Québec, dont certaines des Arabesques de Rivière-du-Loup, ont participé à une séance de tests virtuels ce samedi au Centre Premier Tech. Un projet-pilote de Patinage Canada qui pourrait avoir des répercussions positives à long terme s’il est maintenu. 

À Rivière-du-Loup, une dizaine de patineuses ont participé à ce rendez-vous plutôt unique en début d’avant-midi. Elles ont passé leurs tests de danse, d’habiletés et de style libre devant une juge de l’extérieur de la région. Le tout a été réalisé à l’aide d’une tablette électronique et de l’application Teams. 

«L’enjeu était la connexion internet, la bonne visibilité de la glace et la communication avec la juge. Mais compte tenu de tout ça, ç’a vraiment été un succès. Tout a bien été et ç’a été apprécié autant par les athlètes que leurs parents», explique Stéphanie Gendron, présidente du Club de patinage artistique Les Arabesques de Rivière-du-Loup.  

Elle-même mère d’une patineuse, Mme Gendron précise que la tenue de tests virtuels propose plusieurs avantages pour les athlètes qui pratiquent la discipline dans une grande région comme l’Est-du-Québec. Cette fin de semaine, en temps normal, les tests auraient été organisés à Sayabec. 

Les déplacements à l’extérieur de la région occasionnent évidemment des couts, que ce soit pour le carburant ou pour le salaire de l’entraineure qui accompagne l’athlète. Parfois, selon les caprices de la météo, une nuit d’hébergement est aussi nécessaire, ce qui fait bondir la facture.  

«Personnellement, ça m’a couté une vingtaine de dollars cette fin de semaine, au lieu de plus de 150 $», raconte la présidente, soulignant que les jeunes athlètes ont aussi patiné dans un environnement qu’elles connaissent bien et dans lequel elles sont confortables. 

Autre aspect intéressant : la juge avait l’occasion de discuter avec chaque patineuse après sa performance afin de lui offrir quelques commentaires. Une belle valeur ajoutée, puisqu’il n’y a normalement pas cette «proximité». 

«La pandémie aura amené ça de bon. Nous espérons que ça reste à long terme. C’est à l’avantage du club et des budgets des parents.»

Le passage d’un test permettra maintenant aux athlètes de poursuivre leur progression et de se concentrer sur de nouvelles techniques. Parmi les belles performances, notons celles de Marie-Soleil St-Laurent qui a atteint le palier or en habiletés. 
 

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