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12 juin 2020 - 17:13 | Mis à jour : 17:31

Un Louperivois participera aux 24 heures du Mans de façon virtuelle  

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Un Louperivois vivra une expérience unique, ce samedi, alors qu’il participera à une course automobile inédite, décrite comme étant «la plus grande course eSport d’endurance jamais organisée». Olivier Fortin, prendra part à la formule virtuelle des célèbres 24 Heures du Mans et il sera drôlement bien accompagné. 

Faute de pouvoir tenir l’événement tel qu’on le connaît avant le mois de septembre, les organisateurs des 24 Heures du Mans, l’une des courses les plus prestigieuses du monde, ont décidé d’organiser une version virtuelle, les 13 et 14 juin. Une course à laquelle participeront plusieurs pilotes professionnels de renom, de même que des spécialistes du jeux en ligne (simracers) comme Olivier Fortin. 

Le pilote de simulateur de 26 ans est le seul Québécois à prendre part à l’épreuve mythique, ce weekend. Il dit avoir bénéficié d’un concours de circonstances, mais il est aussi très humble. Olivier Fortin a remporté un championnat virtuel d’endurance en 2020. La semaine dernière, ses coéquipiers et lui ont également gagné une épreuve de 24 heures inspirée par celle du Mans.

«Participer à la course demain, je vois ça comme la chance d’une vie», a partagé le pilote d’expérience, vendredi. «Présentement, avec la COVID-19, c’est plus facile de réunir de gros noms [dans les courses sur simulateurs]. En temps normal, il y en aurait eu 10 fois moins. C’est donc plus grandiose que n’importe qui aurait pu imaginer. Les 24 Heures du Mans, ça reste aussi une course mythique, alors je crois qu’il va y avoir de l’intérêt.»

La liste de noms des participants à la course de samedi est effectivement un brin irréel pour l’amateur de course automobile. On compte sur la présence de pilotes de Formule 1, de Formule E et du championnat du monde d'endurance FIA, notamment.

Les champions du monde Fernando Alonso et Jenson Button seront de la partie. Même chose pour les stars Max Verstappen, Charles Leclerc et Pierre Gasly, tous en F1, ainsi que les pilotes aguerris de IndyCar (et vainqueurs du 500 miles d’Indianapolis), Juan Pablo Montoya et Simon Pagenaud.

«Je peux confirmer que Verstappen est aussi bon sur simulateur qu’il l’est dans la réalité», lance le Louperivois qui ne cache pas avoir été fan de F1 dans sa jeunesse. «Il est une coche au-dessus. Son équipe fait certainement partie du Top 5 pour l’emporter.»

C’est sur la plateforme rFactor 2 (ordinateur) que les formations s’affronteront. Dans la classe LMP2, la plus populaire, les pilotes seront tous au volant d’une voiture Oreca 07.

Pour l’événement, le Louperivois fera partie de l’équipe canadienne Multimatic Zansho, aux côtés d’Andy et Sebastian Priaulx, de même que Mike Epps, trois coureurs britanniques. Leur voiture portera le #15. 

La course sera présentée en direct et en intégralité sur la chaîne YouTube du FIA WEC. De nombreux diffuseurs d’importance, dont ESPN aux États-Unis, vont aussi assurer la retransmission télévisée. Le départ sera donné par Tony Parker, ancien joueur de basket-ball professionnel. 

QUESTIONS/RÉPONSES AVEC OLIVIER FORTIN

Comment est-ce qu’on se prépare pour un événement comme celui-ci? 

Pour être franc, je n’ai vraiment pas beaucoup de pratique comparativement à d’autres coureurs. J’ai entendu dire que certains pilotes ont mis 100 heures de pratique, ce n’est pas mon cas. Ma pratique, je vais surtout la faire vendredi soir (ce soir) et samedi matin, avant que ce soit à moi de courser. 

J’ai aussi moins d’expérience dans le véhicule que ceux dans de la classe GTE, mais ça va bien aller quand même. Nous sommes plus que prêts.

Comment se déroule une course d’endurance de 24 h? 

Le plan de match, c’est mon coéquipier Mike Epps qui le fait. On connaît déjà l’ordre de conduite, alors je sais à quelle heure ce sera à moi d’être dans la voiture. Si tout se passe que prévu, je devrais être celui qui course le plus avec Mike. Nous devrions approcher les 7 heures de course, mais ça peut encore changer. 

(NDLR) Chaque pilote doit compléter un minimum de 4 heures et un maximum de 7 heures au total de la course. Les pilotes ne peuvent conduire plus de 3 heures à l'intérieur d’une période de 5 heures. Notons que le règlement concernant le temps de conduite est très strict, afin de prévenir la fatigue et une baisse de performance.

Comment es-tu équipé pour la compétition? Quand as-tu commencé la compétition? 

Je course chez moi. J’ai un ordinateur avec un simple banc d’auto, un volant et un seul écran. C’est ce que je considère être un petit «setup» dans le milieu. Les gens en général vont avoir plusieurs écrans, un volant à 2000 $, etc. Je ne suis pas rendu là, mais ça ne change rien. 

J’ai commencé à compétitionner plus sérieusement il y a quatre ans. Dans ma jeunesse, je jouais, mais jamais de façon compétitive. C’est aussi plus tard que j’ai réalisé que c’était naturel pour moi de faire des courses d’endurance. C’est là-dedans que je me suis spécialisé ces dernières années. 

Mais ça reste un passe-temps pour moi, parce que je n’y consacre pas autant de temps que d’autres. Je suis ingénieur civil, je ne gagne pas ma vie avec ça. (Il estime gagner au maximum quelques centaines d’euros par année.)

À quel point le simulateur (rFactor 2) est-il réaliste? 

Côté ressenti, c’est probablement dans les meilleurs du marché. Quand tu demandes l’opinion des vedettes, des coureurs professionnels, c’est rare qu’ils vont critiquer le ressenti de la conduite. La simulation est donc bonne. 

(NDLR) Si la voiture subit des dégâts en piste, sa performance en sera affectée.

Davantage de détails dans votre prochaine édition d'Info Dimanche. 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bon succes Oli. On va te suivre

    Benoit Ouellet - 2020-06-12 21:24