Publicité

6 juin 2020 - 06:02

La SEBKA rouvrira le 15 juin…d’une façon bien différente 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Les espaces de camping disponibles sont déjà complets, les sorties en kayak de mer ne seront pas possibles et les activités de randonnées et d’escalade ouvriront par phases…l’été 2020 sera bien différent à la Société d'écologie de la batture du Kamouraska (SEBKA) ces prochains mois. Mais on ne sera pas moins heureux de vous accueillir, au contraire. 

Officiellement, la SEBKA rouvrira le 15 juin. Une réouverture effectuée après plusieurs réflexions et discussions sur ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des visiteurs, COVID-19 oblige.  

«Est-ce qu’on aurait pu dire qu’on n’ouvrait pas cette saison? Oui… Nous sommes en bonne santé financière. Mais on a pensé à d’autres paramètres. On ouvre pour consolider les emplois de nos employés que nous sommes chanceux d’avoir et qui reviennent d’année en année. On ouvre aussi pour avoir une offre, bien que plus petite, garder cette présence et servir nos habitués», explique le directeur des opérations, Tony Charest. 

«Évidemment, il y a encore beaucoup d’incertitudes. Tant qu’on n’aura pas pris le roulement, vu comment ça se passe au jour le jour, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Nous avons fait des choix, nous avons réduit notre capacité d’accueil. On compte faire beaucoup de sensibilisation», poursuit-il. 

CAMPING

Parmi les décisions difficiles qui ont été prises, il y a celle de fermer entièrement le secteur ouest du camping, de limiter l’accès au bloc sanitaire à 50 % de sa capacité et de rendre inaccessible bâtiment d’accueil à la clientèle. 
Le secteur est du camping sera accessible à 65 % de sa capacité, mais il le sera qu’aux vacanciers prévoyants et ambitieux qui n’auront pas attendu les annonces de la santé publique pour réserver.

«Il affiche déjà complet, au grand dam de plusieurs personnes», confirme Tony Charest. «Ce qui est arrivé, c’est que nous n’avons jamais fermé la réservation en ligne. Les deux dernières semaines, il faisait beau, on sentait qu’il allait y avoir des annonces, alors on a reçu jusqu’à 50-60 réservations par jour.»

Le respect des consignes de santé publique est une priorité du côté de la SEBKA. Mais c’est certain que la situation actuelle amène son lot de défis. «Quand on pense au bloc sanitaire, c’est compliqué. Est-ce qu’il faut nettoyer après chaque utilisation? On a mis des directives nous permettant de gérer ça un peu mieux.»

Cette saison, la clientèle sera également accueillie à l’extérieur du bâtiment principal. «On s’adresse à des gens de plein air, alors c’est naturel. C’est pour leur sécurité et celle de nos employés», explique-t-il. 

ESCALADE ET RANDONNÉES

Reconnue partout au Québec et même ailleurs au Canada et en Amérique du Nord pour la beauté de ses falaises, la SEBKA a aussi décidé d’encadrer la pratique de l’escalade cet été. Un nombre maximal de grimpeurs seront autorisés sur le site et l’accessibilité se fera par phases; même chose pour les sentiers de randonnées d’ailleurs. 

Dès le 15 juin, les parois seront ainsi accessibles aux campeurs et à la clientèle locale avec un nombre restreint de 100 grimpeurs (premier arrivé, premier servi). Les clients des autres sites d’hébergement reconnus tels les hôtels, motels, campings et gîtes du KRTB seront aussi admis avec une preuve d’hébergement. La moitié des voies seront accessibles et aucune facilité sanitaire ne sera disponible. 

C’est un peu la même idée pour la randonnée. La première phase de réouverture s’adresse à la clientèle du camping et aux marcheurs locaux du KRTB. À noter que les sentiers de l’amphithéâtre ne seront accessibles qu’aux grimpeurs. L’enregistrement doit se faire à l’accueil. 

«Certaines personnes ont été attristées, voire choquées, parce qu’on privilégiait certaines personnes. Mais dans les circonstances, c’était important de prioriser les gens de chez nous, notre clientèle locale», a indiqué M. Charest, soulignant que la date de la phase 2, qui s’adressera aux gens du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie et de la région de Québec, n’est pas connue.

Tony Charest a bon espoir que la SEBKA fera ses frais cette saison, et qu’il n’y aura pas de déficit, malgré tous les bouleversements. L’organisme peut compter sur une aide gouvernementale pour le salaire de ses employés, une chance dans les circonstances. 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article