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29 mars 2020 - 07:32

L’entrainement à l’heure du confinement

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

La pandémie de la COVID-19 bouleverse les habitudes et force l’ensemble des citoyens à s’adapter. C’est le cas aussi des sportifs. Les nageurs, patineurs et hockeyeurs sont nombreux à souhaiter garder la forme et même continuer de progresser, mais ils n’ont d’autres choix que d’éviter la piscine et l’aréna, lieux pourtant névralgiques à leur discipline. 

À Rivière-du-Loup, la piscine semi-olympique du Cégep a été officiellement fermée au public le 16 mars dans le cadre de nouvelles mesures annoncées par le gouvernement du Québec. Fini la nage libre et les entrainements de haut niveau; tout le monde reste à la maison. 

La situation est complexe et décevante pour les Loups-Marins de Rivière-du-Loup. Plusieurs nageurs et nageuses devaient se rendre prochainement à d’importantes compétitions comme la Coupe du Québec, les Championnats AAA, les essais olympiques et le Championnat canadien de l’Est. 

«C’est un très gros bouleversement pour nous, puisque les championnats provinciaux et nationaux étaient à nos portes», partage l’entraineur-chef des Loups-Marins, Étienne Boulanger.  Le 27 mars, Natation Canada a annoncé l’annulation de tous les évènements nationaux du calendrier estival 2020. «Du jamais vu», dit-il. 

Concrètement, une quarantaine de nageurs du Sport-études Natation, de la Concentration Natation et du Cégep de Rivière-du-Loup ne pourront pas atteindre certains objectifs fixés dans le cadre de ces rendez-vous d’envergure. Il y avait aussi, évidemment, des espoirs de médailles. 

«On a travaillé extrêmement fort depuis septembre pour se rendre à ces championnats, et on ne les verra pas. On recommence maintenant pour les championnats d’été…», mentionne l’entraineur, résigné. 

Durant cette période de restriction des déplacements, contraints de rester à la maison ou à des sorties individuelles, les nageurs et nageuses des Loups-Marins doivent garder la forme et rester actifs. Par chance, ils sont suivis à travers cette nouvelle réalité.

«Les jeunes ont un programme de course à faire chaque jour et un programme de musculation également, souligne Étienne Boulanger. On a un préparateur physique qui a fait son travail. De mon côté, j’ai fait un programme de course quotidien sur deux semaines, mais il risque d’être prolongé…»

LES SPHINX

La situation est similaire pour les hockeyeurs et hockeyeuses de la région. Le programme des Sphinx de l’École secondaire de Rivière-du-Loup a d’ailleurs confirmé que ses entraîneurs continueront de suivre leurs athlètes à distance.

«L’organisation des Sphinx et ses entraîneurs seront en ligne dès lundi [le 23 mars] afin d’inciter leurs athlètes à maintenir leur niveau de condition physique. Un horaire d’entraînement sur cinq jours sera mis en place», a-t-on communiqué la semaine dernière. 

Terry Michaud, responsable du programme hockey, explique que les étudiants-athlètes bénéficieront d’exercices leur permettant de travailler leur système cardiovasculaire,  leurs abdominaux et leur flexibilité, par exemple. Ils auront aussi droit à des propositions d’exercices plus spécifiques à la pratique du hockey. 

«On veut les aider maintenir un niveau intéressant au niveau athlétique, mais aussi à conserver une routine d’athlète. C’est quelque chose que les parents apprécient», a-t-il partagé. 

BRITANIE CAUCHON

Le quotidien de la cycliste Britanie Cauchon n’a pas non plus été épargné par la pandémie de la COVID-19. L’athlète de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, qui s’entraine normalement à Québec, est de retour au domicile familial pour une durée indéterminée à la suite d’un camp d’entrainement écourté en Floride. 

Si le soleil est de plus en plus présent, et que le printemps se montre de plus en plus, la température n’est pas encore idéale au cyclisme sur route. Pour le moment, Britanie roule à l’intérieur, sur une base prévue à cet effet. Elle joint aussi à son entrainement. des exercices de musculation.

Les Championnats canadiens sur piste, pour lesquels elle s’était préparé cet hiver, ont  récemment été reportés. Plusieurs doutes persistent aussi naturellement concernant la prochaine saison de cyclisme sur route. Chose certaine, Britanie se retrouvera sur une ligne de départ dès que possible, prête à performer. 

 

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