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7 juin 2019 - 06:57

Racquetball : Simon Roy parmi les légendes canadiennes

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Il y a 20 ans déjà, le Louperivois d’adoption Simon Roy mettait fin à une impressionnante carrière d’athlète en racquetball. Ses succès, et surtout sa contribution à son sport, ont été soulignés ce samedi 25 mai, en banlieue de Vancouver, lors d’une cérémonie confirmant son intronisation au Temple de la renommée de Racquetball Canada. 

M. Roy n’avait que neuf ans lorsqu’il a été initié au sport pour une première fois. Une activité peut-être d’abord considérée comme un passe-temps, mais pour laquelle il a rapidement eu la piqûre. 

«À l’époque, le racquetball était en pleine effervescence», raconte-t-il lors d’un entretien téléphonique. «Mon oncle a ouvert le premier club dans la région de Québec et mon père m’y a amené. C’était le début d’une belle aventure.»

Tranquillement, le jeune homme a grandi, un peu comme sa flamme pour le jeu de raquettes. Ses heures d’entrainement se sont d’ailleurs rapidement traduites en victoires dans l’aire de jeu. 

«C’est vraiment lors de mes premiers Championnats canadiens juniors de 1983, où j’avais pris le 3e rang, que je me suis dit que j’avais des chances d’aller plus loin. Il y a quelque chose qui s’est déclenché à ce moment-là. J’aimais vraiment ça et je voulais performer», explique celui qui allait plus tard être considéré comme étant l'un des meilleurs joueur de racquetball au pays. 

Les années suivantes auront été dédiées au sport et les résultats auront pavé la voie vers le niveau de l'élite pour l’athlète originaire de la Capitale nationale. Il a notamment mis la main sur le titre canadien junior tant convoité, quatre fois plutôt qu’une, entre 1984 et 1988. 

CARRIÈRE

Puis, c’était le début d’une impressionnante récolte d’honneurs individuels et en équipe. À travers sa carrière qui s’est échelonnée sur deux décennies, Simon Roy a notamment cumulé 10 titres nationaux (4 en simple, 6 en double) et il a aidé l’Équipe canadienne à mettre la main sur 2 médailles d’or aux Championnats du monde (en 1988 et 1996). 

Au total, il a représenté le Canada à sept occasions au niveau de l'élite, remportant 13 médailles (2 d'or et 11 d'argent), la plupart d'entre elles au Championnat du monde, là ou la compétition est la plus difficile.

Il a également récolté trois titres universitaires avec la Southwest Missouri State University qu’il avait jointe en 1990 en bénéficiant d’une bourse d’études complète. Encore aujourd’hui, cette équipe est considérée comme une «dynastie» et l’exploit n’a jamais été répété. 

Humble, l’homme qui a aujourd’hui 50 ans parle davantage d’efforts que de talent en repensant à son parcours. «Le racquetball, c’est une stratégie d’angles […] Le talent est important à la fin de l’équation, mais comme tout sport, c’est le dévouement qui prime. À un certain moment, je passais plus de 35 heures par semaine à l’entrainement et je peux dire sans trop me tromper que j’ai frappé plusieurs dizaines de millions de balle», partage-t-il en riant. 

«BOUCLER LA BOUCLE»

Accompagné de sa conjointe et de ses deux enfants, Simon Roy avoue avoir vécu un moment bien spécial il y a une dizaine de jours en Colombie-Britannique. 

«Le racquetball a été important dans ma vie, ç’a été même mon boulot pendant un bout de temps. D’être honoré comme cela, c’est évidemment une fierté. C’était aussi bien plaisant de revoir des visages connus, de revenir en arrière et de fouiller dans les archives.»

Il mentionne que cette distinction est une belle façon de «boucler la boucle» d’une fantastique aventure de 20 ans. «J’ai travaillé très fort au cours de ma carrière, c’est donc une belle marque de reconnaissance.»

C’est finalement en 1998, après une carrière bien remplie qui l’a fait voyager un peu partout dans le monde, que Simon Roy a décidé d’accrocher sa raquette. L’une de ses plus grandes déceptions aura certainement été de n’avoir pas eu la chance de participer aux Jeux olympiques, puisque le racquetball n’y a jamais fait son entrée. «Je me suis alors dit que j’avais accompli tout ce que j’avais à accomplir dans le sport», dit-il. 

Peu après son retrait de la compétition, le diplômé en marketing et en management s’est joint à l’équipe de Premier Tech. Une expérience qui devait d’abord être brève, mais qui s’est concrétisée en une brillante carrière. À titre de Vice-président principal marketing & services client, il assure toujours retrouver au quotidien le même désir de se dépasser et le même intérêt pour la compétition.

Comme quoi, l’athlète en lui n’est jamais très loin.  

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Félicitations cher neveu! Bien mérité ce titre et cette intronisation!

    Suzanne Lacroix - 2019-06-07 19:35