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Défi Chaîne de vie 2023

Au-delà du don d’organes

durée 14 octobre 2023 | 06h57
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Le don d’organes, c’est davantage qu’un donneur qui sauve la vie d’un receveur. La source de cette chaine de vie se déploie au-delà de ce lien et des différents maillons permettant les transplantations. Ses racines proviennent des familles… de celles qui perdent leurs êtres chers et qui réussissent à les laisser partir afin de sauver des vies de personnes malades. 

    «Le don d’organes intervient dans un moment de deuil où la famille en est au cœur», soutient la présidente fondatrice de Chaîne de vie, Lucie Dumont. Souvent la conséquence d’un tragique accident provoquant un traumatisme crânien létal, cet instant est particulièrement difficile à digérer.

    Les parents, les frères et les sœurs sont confrontés à des émotions contradictoires puisque malgré une mort cérébrale, le corps survit grâce à un respirateur artificiel. Les proches sont aussi rapidement emportés dans la spirale du don d’organes où il faut agir vite, mais à la fois attendre l’organisation du processus. 

    Mme Dumont rappelle qu’à travers ce chaos où s’entremêle l’assimilation de l’incident, le deuil de l’être aimé et la compréhension du déroulement menant au prélèvement d’organes, la famille doit trouver le courage de lâcher prise pour consentir à la greffe. Elle doit dire adieu à l’être cher de même qu’à la chance de vivre ces derniers moments en toute sérénité et de sentir son dernier souffle.

    DÉFI CHAINE DE VIE 2023

    Présente chez chaque famille de donneurs, cette force sera mise en lumière le 15 octobre partout au Québec à l’occasion du défi annuel Chaîne de vie. Réalisé lors de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, l’évènement permet de rassembler des milliers de personnes de la province autour de la même cause et de gravir collectivement une montagne.

    Au KRTB, le rendez-vous est donné à Saint-Mathieu-de-Rioux. La famille de donneur porte-étendard du Bas-Saint-Laurent et originaire de la région, les Béland-Morissette, partagera son histoire et celle de son fils Vincent, dont la mort aura permis de sauver six personnes.

    Dès 9 h 30, les participants pourront écouter les divers témoignages, dont certains inattendus, de maillons de la chaine du don d’organes. Par la suite, ils graviront le mont St-Mathieu, avec le souvenir des donneurs qu’ils porteront jusqu’au sommet.

    Toute la population est invitée à se joindre à l’organisme Chaîne de vie lors de cette activité qui se déroule dans le berceau où il est né. Mme Dumont souligne que ce défi est l’occasion de montrer aux familles qu’elles sont appuyées et d’amorcer une discussion autour du don d’organes à la maison.

    L’ÉDUCATION

    Pour la présidente fondatrice, il importe d’éduquer les jeunes sur le don d’organes à l’école. Ils peuvent ainsi prendre une décision éclairée et amorcer la conversation sur leur choix à leur famille. Selon Lucie Dumont, plus le sujet a été abordé en amont, plus le processus du don d’organes est facile.

    «C’est crucial de comprendre le contexte dans lequel se vit le don d’organes pour avoir de la compassion», souligne-t-elle. La souffrance rattachée à la perte d’un être aimé, le voir en chair et en os en sachant qu’il n’est plus là, ne pas connaitre ses dernières volontés, sont toutes des difficultés rencontrées par les familles de donneurs.

    Le don va plus loin que la signature au dos de sa carte d’assurance-maladie. D’après Mme Dumont, comprendre cette réalité «vient aider, mettre un baume et donner le courage de passer à travers processus du don d’organes qui est complexe et éprouvant pour les familles de donneurs».

    «Alors si on reconnait toute la bonté, la générosité des familles d’accepter le don dans ces conditions-là, on leur permet véritablement de se reconstruire […] et de donner un sens au non-sens.»

    En 2022, 171 donneurs sur 76 400 décès au Québec ont permis à 483 Québécois de recouvrer la santé. Seul 1 % de la population peut, à son décès, donner ses organes, malgré son consentement, en raison des conditions de la mort. Les causes permettant la transplantation sont les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux, les noyades et les suicides.
     

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