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9 août 2022 - 11:35 | Mis à jour : 22 août 2022 - 09:55

Québec solidaire recrute Myriam Lapointe-Gagnon de Cacouna

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La fondatrice du mouvement Ma place au travail, Myriam Lapointe-Gagnon de Cacouna, se porte candidate à l’investiture pour Québec solidaire dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata lors de la prochaine campagne électorale provinciale. Si elle remporte l’investiture le 13 aout, elle portera donc les couleurs de Québec solidaire en vue des élections du 3 octobre.

«Depuis le début de Ma place au travail, plusieurs partis politiques, sauf la Coalition avenir Québec et le Parti conservateur du Québec, ont fait des démarches pour me recruter. C’était hors de question pour moi de me lancer sans place en garderie. Dès qu’on a trouvé et sécurisé une place pour mon enfant cet été, c’était clair que j’y allais», raconte Myriam Lapointe-Gagnon, âgée de 30 ans. Le mouvement Ma place au travail est né en mars 2021 pour répondre à la pénurie de places en garderie au Québec. 

Elle indique que les idées défendues par Québec solidaire correspondent à l’ensemble de ses valeurs. Myriam Lapointe-Gagnon ajoute qu’à force d’essuyer des refus lors des revendications effectuées par Ma place au travail et d’être «ignorée par la Coalition avenir Québec», elle n’avait d’autre choix que de se battre pour se faire élire et entrer à l’Assemblée nationale.

«Je suis tout sauf une politicienne de carrière, je suis tombée dans la politique depuis un an et demi. Jamais je n’aurais pensé que la vie m’amènerait ici. Je me sens sur mon X et je crois que ça devrait être des citoyens engagés qui s’impliquent. Je veux rapprocher les citoyens du monde politique. C’est la preuve qu’on peut avoir des idées et les faire entrer à l’Assemblée nationale. On devrait avoir de multiples visages et parcours pour s’assurer que notre réalité quotidienne soit représentée.»

Celle qui termine son doctorat en psychologie a été à même de constater l’état du réseau de la santé et elle souhaite que le gouvernement redonne de la valeur aux CLSC et règle le problème des bris de services. Elle croit que le lien est clair entre la pénurie de main-d’œuvre et le manque de places en services de garde. «Je pense être la meilleure personne pour travailler là-dessus», ajoute Myriam Lapointe-Gagnon, avec une pointe d'humour. 

Elle cible parmi ses priorités, tout comme celles de Québec solidaire, les services de proximité en santé, la lutte aux changements climatiques et l’accès au logement. «Quand je vois le déni de la Coalition avenir Québec par rapport à ces questions, je ne peux pas croire que nous ne sommes pas en train de réfléchir à des solutions concrètes pour ces enjeux […] J’ai une intolérance à l’injustice et je veux lutter pour les choses qui me tiennent vraiment à cœur.»

Quant à la campagne électorale, l’objectif de Myriam Lapointe-Gagnon est clair. «J’y vais pour gagner, pas juste pour que Québec solidaire fasse un bon pointage à Rivière-du-Loup. J’ai cette flamme que je porte en moi 100 % du temps et je suis passionné par les combats de Québec solidaire.»

À quelques semaines du début de la campagne électorale, le rythme de l’annonce des candidatures s’accélère dans la région. En avril dernier, Amélie Dionne a été présentée par le chef François Legault comme la candidate de la Coalition avenir Québec dans Rivière-du-Loup-Témiscouata. Le 8 aout, le chef du Parti conservateur Éric Duhaime était à Rivière-du-Loup pour annoncer la candidature de Louise Moreault.

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