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22 septembre 2022 - 14:33

Une histoire de résilience

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le 15 septembre dernier, les Prix de la création Radio-Canada ont dévoilé les cinq finalistes dans la catégorie récit. Daphnée Roy, originaire de Saint-Arsène, âgée de 28 ans était en lice pour gagner 6000$ ainsi qu’une résidence d’écriture toute payée de deux semaines au Centre d’arts de Banff en Alberta.

Les Prix de la création Radio-Canada ont annoncé, le 22 septembre, que le gagnant est Simon Brousseau. L’autrice arsénoise a donc terminé avec un prix de 1000 $ en plus de la publication de son texte sur la plateforme de la société. Pour Daphnée Roy, se trouver dans le classement final était au-delà de ses espérances, elle qui souhaitait seulement que son texte soit lu par une personne oeuvrant dans le milieu de l’édition. 

Son récit, puisé d’une expérience personnelle, fait état du manque de reconnaissance envers les auteurs. «J’aime ça m’intéresser à des choses qui sont vraies, difficiles et qu’on ne dit pas tout le temps, explique-t-elle. Le texte c’est ma vérité de la dernière année, c’est comment je me sens par rapport à tous les rêves parvenus que je faisais, la réalité qui me rattrape. Dans la société dans laquelle on vit fait que si tu n’as pas d’argent tu ne peux pas écrire, si tu n’écris pas tu n’es pas connu et si tu n’es pas connu on s’en fout.»

En toute transparence, la littéraire qui détient un baccalauréat et une maitrise dans le domaine livre son histoire de résilience. Du prix Robert-Cliche à la résiliation de son contrat avec un éditeur, nombreux autres écrivains se sont retrouvés dans son récit. Depuis la publication de son texte sur Radio-Canada, Mme Roy a reçu plusieurs messages. Cette dernière mentionne que ce n’est pas normal qu’autant d’artistes du milieu vivent cette situation.

Après sa mauvaise expérience, Daphnée Roy avait arrêté d’écrire, mais, pour ne pas perdre la main, elle s’y est remise en soumettant son texte. Le retour positif lui donne l’énergie nécessaire afin de poursuivre l’édition de son manuscrit et ne plus cesser de créer. «Je n’ai pas dit mon dernier mot», a-t-elle conclu avec assurance.
 

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