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3 avril 2019 - 15:09 | Mis à jour : 15:33

Cinquième ville entrepreneuriale: La Ville de Rivière-du-Loup ne se repose pas sur ses lauriers

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

Malgré un recul de quelques positions, passant de la tête du classement de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) pour le 5e rang, la Ville de Rivière-du-Loup n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, le reconnait, figurer parmi les cinq premières villes entrepreneuriales au Canada depuis 2014 est un exploit, mais c’est n’est pas une fin en soi. «C’est un travail constant, il y a une constance, c’est la mise en place de politiques et d’efforts soutenus. On ne va pas s’assoir», lance Mme Vignet.

Afin d’expliquer le recul de la Ville au classement, la mairesse identifie le retrait de certains critères, dont la qualité de vie du milieu où Rivière-du-Loup obtenait la note enviable de 95 %. Cette dernière cible aussi les problématiques liées au plein emploi et à la difficulté à recruter de la main-d’œuvre.

Flanquée du directeur du Service du développement économique, Denis Goulet, Mme Vignet a soutenu que les efforts seraient maintenus concernant l’attractivité et le recrutement de mains-d’œuvre. «C’est la priorité numéro un. On travaille actuellement avec le laboratoire en innovation ouverte de Rivière-du-Loup», souligne M. Goulet.

Quant à Rimouski, qui se classe 4e, on se réjouit de voir le Bas-Saint-Laurent se démarquer. «Deux villes du Bas-Saint-Laurent parmi le top cinq c’est excellent, ça envoi un message fort», lance Mme Vignet.

De son côté, Denis Goulet a rappelé que les deux villes étaient interreliées sur de multiples facteurs. «Toutefois, parmi les critères qui l'ont avantagé, on retrouve celui relatif au salaire moyen, la différence résidant grandement dans le fait que Rimouski est une ville institutionnelle et universitaire. Mais économiquement, il y a de plus en plus de liens. C’est toute la région qui en profite.»

Soulignons que le classement de la FCEI divise son évaluation selon trois critères principaux, qui comptent désormais chacun pour un tiers de la note. Le premier critère, dans lequel Rivière-du-Loup se démarque tout particulièrement chaque année, a ainsi vu sa pondération ramenée de 40 % à 33 % entre les éditions 2016 et 2018 du rapport «Les collectivités entrepreneuriales».

Chacun des critères est ainsi plus précisément évalué :

1- Politiques : qui comprend le fardeau de l’impôt foncier municipal, le ratio d’impôt foncier provincial et l’adhésion ou non au programme PerLE;

2- Perspectives : qui prend en compte la prévision du rendement des entreprises, les attentes relatives à l’embauche d’employés à temps plein, l’état général de l’entreprise, le nombre de permis de construction d’établissements commerciaux, industriels et institutionnels et le revenu des travailleurs autonomes;

3- Présence : qui comptabilise l’augmentation des établissements commerciaux, le nombre d’établissements commerciaux par habitant, le travail autonome en pourcentage de l’emploi total, les entreprises du secteur de l’information et de la culture et les jeunes propriétaires d’entreprise.

 

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