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6 septembre 2013 - 06:02

Intimidation: un plan d’action positif de la Commission scolaire

Cathy Gagnon

Par Cathy Gagnon, journaliste

Rivière-du-Loup – Dans la lutte à l’intimidation, la Commission scolaire Kamouraska – Rivière-du-Loup a mis en place un plan d’action structurant les interventions qui ont lieu dans chacune de ses écoles. Il cible aussi bien les élèves que leurs parents, le personnel et les professionnels les entourant.

Depuis 2010, la psychoéducatrice Meggy Pelletier travaille plus spécifiquement sur le développement de ce plan d’action. L’adoption en juin 2012 de la loi 56, donnant un cadre légal aux responsabilités du milieu scolaire ainsi qu’à ses partenaires et visant à lutter contre l’intimidation et la violence à l’école, a fortifié les intentions et accéléré le processus mis en branle par la Commission scolaire dès 2008.

Dans une approche globale et positive, l’accent est d’abord mis sur la prévention et la sensibilisation. Des activités, des formations ou de l’information sont prévues en continue, tout au long de l’année scolaire. Le plan d’action vise également à faire en sorte que l’intervention se produise dans les 24 heures suivant la divulgation de la situation et que la Commission scolaire soit mise au courant. Dans le plan d’action, Mme Pelletier a établi une procédure facilement applicable au quotidien et assurant l’efficacité des interventions.

INTIMIDATION OU CONFLIT

Monic Vézina, secrétaire générale et directrice du service de l’adaptation scolaire et des services éducatifs complémentaires de la Commission scolaire de Kamouraska—Rivière-du-Loup, indique : « Les parents n’ont pas de raison de s’inquiéter outre mesure. Il n’y a pas tant de situation d’intimidation que ça dans nos écoles. Des conflits, il y en a, comme dans tout milieu social. Les termes à utiliser sont importants puisqu’ils définissent les actions à poser. Oui, il arrive parfois que des situations plus lourdes surviennent et le plan d’action est là pour ça, mais ce n’est pas majoritaire. » Mme Vézina affirme que la plupart des parents font confiance aux écoles et qu’une grande proportion de jeunes s’y sent en sécurité. Elle constate également qu’une école est le seul lieu structuré et organisé qui accueille les jeunes et les protège. Elle souligne que les écoles sont des sociétés à part entière.

Meggy Pelletier, qui travaille directement avec les jeunes de nombreuses écoles, affirme que le milieu scolaire est, en général, un endroit agréable et stimulant. « Tous les élèves méritent d’être bien à l’école », souligne-t-elle.

Le volet cyberintimidation est dans les mains d’Annick Kerschbaumer, sexologue-éducatrice qui travaille plus spécifiquement au niveau de la violence dans la sexualité et la dimension éthique. La Commission scolaire travaille étroitement avec de nombreux partenaires tel le CSSS et la Sûreté du Québec.
 

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