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Incendie de la Buanderie Rivière-du-Loup: «Il y a du beau malgré tout» -Jean Charron

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durée 15 janvier 2025 | 11h51
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Au lendemain de l’incendie qui a complètement détruit les locaux de la Buanderie Rivière-du-Loup le propriétaire, Jean Charron, se tient debout, concentré sur «l’après». Même si sur les lieux il ne voit que des cendres, il retient le beau, l’entraide de ses confrères entrepreneurs et le soutien de ses employés.

    À LIRE AUSSI » La Buanderie Rivière-du-Loup ravagée par les flammes

    «On a pas le choix, on se retrousse les manches», lance d’emblée l’homme d’affaires, qui était à Rimouski lorsqu’il a été alerté par les services d’urgence. Rapidement, il s’est rendu à Rivière-du-Loup, lui qui, quotidiennement, partage son temps entre les deux villes.

    La journée même de l’incendie, qui a éclaté aux petites heures du matin le 14 janvier, il a pris des ententes «avec de magnifiques personnes». L’Hôtel Universel, l’Hôtel Levesque et la Buanderie Normand et fils enr. ont accepté de lui prêter leurs locaux afin qu’il puisse poursuivre ses opérations. «C’est intéressant en attendant d’avoir des développements», souligne M. Charron.

    Il est encore tôt pour parler de reconstruction, mais le propriétaire y travaille présentement. Il a déjà fait des démarches pour acquérir de nouveaux équipements, puisque «ce n’est pas quelque chose qu’on trouve au magasin du coin». Ces derniers ne seront malheureusement pas disponibles avant le mois d’avril.

    Une trentaine d’employés ont perdu leur emploi, en raison de l’incendie. La moitié d’entre eux pourra se remettre au travail grâce aux ententes de M. Charron.

    Il se réjouit que personne n’ait été blessé. Vers les heures où l’incendie a éclaté, des quarts de travail commençaient ou étaient sur le point de débuter. L’horaire varie de jour en jour, mais certains employés se rendent au boulot entre 2 h et 4 h 30 du matin. «Du matériel, c’est du matériel. Mais un être humain… j’ai perdu une fille. Ça n’a pas de prix», soutient le propriétaire.

    «Et aussi, dans l’équipe de pompiers qui ont fait une superbe job, il n’y a personne de blessé, c’est merveilleux», ajoute-t-il.

    Le 15 janvier, des policiers de la Sûreté du Québec étaient toujours sur place afin d’enquêter. «Ils ont des doutes sur l’origine de l’incendie. C’est tellement dévasté, ça n’a pas de sens […] On ne voit pas grand-chose», observe-t-il.

    En se couchant, le 14 janvier, le propriétaire a essayé de se remémorer si quelqu’un l’avait menacé, mais il n’a rien vécu de tel. «Je ne vois pas pourquoi quelqu’un serait venu, mais on ne sait pas… Des fois une bulle d’air au cerveau ou un comique qui trouve ça beau quand il fait du feu», suppose-t-il.

    «On se bat pour nos entreprises, on travaille fort. On a traversé la pandémie, ça a été catastrophique, ça a été pénible, on a passé au travers. Là, ça commence à aller bien et tout tombe, c’est ce qui est plate», se désole Jean Charron. Et malgré cette déception, il n’est pas pour autant abattu. Il est prêt à prévoir la suite.
     

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