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De la visibilité pancanadienne pour le programme éducatif Chaîne de vie

durée 21 novembre 2024 | 06h59
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Le programme d’éducation au don d’organes Chaîne de vie, fondé par la Louperivoise Lucie Dumont, a profité d’une vitrine pancanadienne lors du Comité national pour l’éducation et la sensibilisation du public de la Société canadienne du sang à Ottawa, le 15 novembre. L’organisme a reconnu le rôle fondamental de l’éducation concernant cet enjeu afin de favoriser un changement de culture.

    La directrice associée du service de don et de transplantation d’organes et de tissus de la Société canadienne du sang, Peggy John, croit que l’éducation est à la base de la mise en place d’une culture altruiste, dans laquelle le don est encouragé. Elle estime que le programme québécois Chaine de vie est l’un des plus complets à travers le monde.

    «Nous reconnaissons l'impact et la puissance du programme, nous savons qu'il a changé de nombreuses vies. Nous devons tirer parti de ce travail […] Notre point de vue est le suivant : ce travail est accompli, comment pouvons-nous aider d'autres provinces à l'utiliser ?»

    Le but de Chaîne de vie est d’amener les élèves à élaborer leurs réflexions sur le plan éthique, sociologique et sur la santé afin de développer une culture du don d’organes. Les jeunes de 16 et 17 ans sont mobilisés, dans le cadre de ce programme éducatif, à devenir des acteurs de changement.

    «On ne cache rien, on explique ce que c’est, le décès neurologique. On veut que les élèves deviennent des éducateurs et des ambassadeurs à leur tour auprès de leur famille et de leur entourage, ajoute Lucie Dumont. C’est un enjeu beaucoup plus complexe que de signer l’arrière de sa carte d’assurance-maladie. Il y a des questions de valeurs, de religions, d’effets culturels, de l’influence des réseaux sociaux.»

    Un autre objectif poursuivi par Chaîne de vie est de développer une culture de la santé auprès des jeunes. «Pour enseigner, il faut toucher le cœur. Si tu ne touches pas le cœur, tu ne touches pas l’esprit», résume Mme Dumont.

    Les étudiants sont amenés, pendant 8 à 10 cours d’anglais langue seconde étalés sur 4 semaines, à prendre soin de leur santé et de leurs organes. Ils participent à des jeux de rôles, lisent des textes, apprennent à traiter de l’information et à débattre de cet enjeu. «Les jeunes sont les meilleurs ambassadeurs pour aller parler à leurs parents et leur dire combien c’est important de prendre soin de notre santé», renchérit Lucie Dumont. Elle est d’avis que Chaîne de vie permet de créer des ponts entre le milieu de la santé et de l’éducation.

    «Éduquer pour prendre de réelles décisions, ça prend plus qu’un poster en arrière d’un autobus», résume Doris Rainha, qui a aussi participé à la présentation de Chaîne de vie à Ottawa. Elle et Lucie Dumont un présenté un rapport d'évaluation déposé en septembre 2024 par les chercheuses Johanne Bédard et Sherri Bisset, qui conclut que «l'éducation au don d'organes et de tissus auprès des élèves et la pertinence du programme Chaîne de vie répondent à une préoccupation majeure et collective visant à former des citoyennes et des citoyens responsables pour une société davantage informée, bienveillante et en santé.»

    Le programme éducatif québécois Chaîne de vie a été lancé officiellement en 2014. Il est enseigné dans le programme d’anglais langue seconde, en 4e et 5e secondaire, dans 15 des 17 régions administratives du Québec. 

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