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Des biens patrimoniaux vandalisés à Notre-Dame-des-Neiges

durée 17 octobre 2024 | 11h55
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Les ruines du barrage électrique, la Maison hantée François-Leclerc ainsi qu’un de ses panneaux d’interprétation installés depuis peu ont été la cible de vandales à Notre-Dame-des-Neiges. Ces actes criminels ont mis hors de lui le directeur général de la Municipalité, Dany Larrivée, qui a découvert les dégradations sur ces biens patrimoniaux le 16 octobre.

     Il a malheureusement constaté les graffitis sur l’ancien barrage de la Corporation alors qu’il visitait certains endroits de Notre-Dame-des-Neiges avec un archéologue du ministère de la Culture à Rimouski. Ce dernier s’était déplacé afin d’identifier des vestiges trouvés par M. Larrivée, et en avait profité pour visiter d’autres richesses sur le territoire.

    Le directeur général a écrit un message sur un groupe des Basques pour dénoncer ces gestes de vandalisme et pour sensibiliser la population à la protection du patrimoine. Rapidement, il a su que les graffitis étaient là depuis le mois de septembre, et qu’il y en avait aussi derrière le barrage. «J’avais vu ceux en avant, j’étais déjà à terre, mais quand j’ai vu ceux en arrière, je me suis dit : ça suffit», confie-t-il.

    M. Larrivée a donc écrit deux autres publications, cette fois sur la page Facebook de la Municipalité après avoir été informé que du vandalisme avait aussi été perpétré à la Maison hantée. «Je ne comprends pas! Pourquoi on fait une affaire de même? Pas sur un vestige patrimonial! […] Ce sont des gens qui ne comprennent pas la teneur historique qu’il y a derrière ça», poursuit-il.

    «Si certains n'en ont rien à faire du paysage local et du patrimoine culturel, il y en a d'autres qui, eux, l'ont à cœur. Défigurer une structure centenaire, c'est se moquer de la valeur de la culture», a-t-il écrit.

    Le directeur a vite été déçu de la réaction des citoyens devant ces actes criminels. Certains lui ont écrit que ce n’était «que du béton et de la roche», «que ça apportait de la couleur, que c’était terne avant». 

    Après avoir mis autant d’efforts et de temps personnel sur le parcours historique, Dany Larrivée considère jeter l’éponge. «Si je vois une autre dégradation sur un bien culturel, je lâche le projet», indique-t-il.

    En ce moment, il envisage de retirer le barrage du projet. Le bien patrimonial étant isolé et difficile d'accès, le directeur général croit que les couts reliés au retrait des graffitis s’élèveraient à une dizaine de milliers de dollars. Une somme non négligeable pour une petite Municipalité, témoigne-t-il.

    Quant à lui, le remplacement du panneau d’interprétation vandalisé à la Maison hantée se chiffrerait autour de 1 700 $, sans compter les graffitis effectués sur les ruines du bâtiment. De la surveillance ou la mise en place de caméras engendreraient aussi d’énormes frais, ajoute-t-il.

    Dany Larrivée a formellement déposé une plainte auprès de la Sûreté du Québec le
    17 octobre au matin. Il invite les personnes qui auraient été témoins de ces actes à le signaler à la Municipalité. Il espère aussi que les vandales cessent de dégrader les biens patrimoniaux qui ont une très grande valeur historique à Notre-Dame-des-Neiges. «C’est plus que de peindre sur une surface, c’est de ne pas respecter tout l’historique qu’il y a derrière», conclut le directeur général.
     

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