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Les travaux du Monastère Sainte-Claire pourront être lancés 

durée 28 septembre 2024 | 06h54
  • Marc-Antoine Paquin
    Par Marc-Antoine Paquin

    Journaliste

    Le projet visant la conversion du monastère Sainte-Claire en logements abordables a franchi une nouvelle étape, le 16 septembre, à Rivière-du-Loup. Après la tenue d’une consultation publique sur la mise à jour du projet, les élus ont adopté une série de résolutions permettant au promoteur de lancer les travaux dès cet automne. 

    Près d’un an et demi après la tenue d’une première consultation publique sur ce projet d’envergure, deux architectes de la firme Alpha Architecture – responsables du dossier depuis quelques mois – sont venues présenter une version renouvelée des plans, lesquels comprennent également la construction d’un nouveau bâtiment. 

    En 2023, l’organisme à but non lucratif «Les logements populaires du Bas-Saint-Laurent», rattaché à la coopérative de travail Atena de Rimouski, envisageait l’aménagement de 25 logements subventionnés dans le monastère de la rue Pelletier, lequel allait être réaménagé et agrandi du côté est. Une deuxième phase incluait par la suite la construction d’un bâtiment neuf de quatre étages d’une trentaine de logements à l’ouest. Au total, une cinquantaine d’unités étaient souhaitées. 

    Ces visées sont toujours valables au sein du projet actualisé 2024. Or, des différences peuvent être remarquées au niveau des matériaux, de l’apparence des bâtiments et de leur configuration. L’enveloppe du monastère des sœurs Clarisse sera conservée, mais un nouveau design permettant de «maintenir l’esprit patrimonial» et des matériaux «soulignant les anciennes constructions» ont été incorporés.   

    Un nouveau stationnement d’une cinquantaine de places s’ajoute également à l’arrière du monastère, contrairement aux prévisions 2023, lesquelles incluaient un stationnement sous-terrain pour la nouvelle construction. 

    Les professionnelles de Alpha Architecture ont notamment expliqué que de nouvelles contraintes ont été identifiées depuis leur reprise du dossier, soit de fortes pentes et présence de roc sur le site. Le «budget limité» et «l’échéancier de réalisation serré» de l’organisme ont aussi été pris en compte, tout comme les recommandations du comité consultatif d’urbanisme de Rivière-du-Loup. 

    Elles ont rappelé que le projet visait, entre autres, la conservation et la réhabilitation du patrimoine bâti, l’intégration architecturale des nouvelles constructions, la bonification de l’offre de logement et une volonté de maintenir le boisé qui longe la rue Beaubien. 

    TRAVAUX 

    Les travaux de construction pourraient être lancés très prochainement, selon l’échéancier partagé par Alpha Architecture. Le début de la construction de la phase A (monastère et agrandissement) est prévu pour novembre vers une réalisation en décembre 2025. Pour la phase B, la machinerie pourrait aussi s’activer cet automne pour une livraison en juillet 2025. 

    Après la séance du conseil municipal, le maire Bastille s’est dit heureux de voir ce projet avancer de façon concrète. La conversion du monastère Sainte-Claire est dans les cartons depuis plus de 10 ans, a-t-il rappelé. 

    «Ça fait longtemps qu’on en parle. Je suis donc content qu’on puisse aller de l’avant», a-t-il déclaré devant les journalistes, tout en précisant apprécier les nouveaux plans présentés. 

    «Je trouve que [le projet] est mieux dans son ensemble. Il vient clairement répondre à des besoins pour le logement abordable. On va réutiliser un bâtiment inoccupé depuis 2016. Pour l’ensemble de la collectivité, c’est un beau projet.» 

    CRAINTES ET INQUIÉTUDES 

    La potentielle arrivée de nombreuses familles et d’un immeuble de quatre étages ne fait toutefois pas que des heureux dans le petit quartier tranquille de Saint-Patrice. Des citoyens du secteur se sont présentés à la consultation publique pour en apprendre plus sur le projet, mais aussi pour énoncer de vives inquiétudes vis-à-vis sa réalisation.

    Un voisin immédiat a notamment dit craindre pour la quiétude et l’intimité qui l’ont d’abord mené à s’intéresser à sa propriété, il y a plus de trente ans. Émotif, il a jugé qu’il subira un «préjudice» lors de construction de l’immeuble de quatre étages et il a regretté que la Ville ne soit pas plus empathique à son égard. Le ton est aussi monté lors d’échanges avec le promoteur qui est demeuré assis dans la salle parmi les citoyens présents. 

    Un autre citoyen s’est dit inquiet par l’augmentation du trafic sur la rue Saint-Dominique, ainsi que par la sécurité dans ce secteur où les va-et-vient entre la rue et le stationnement seront nombreux. 

    Appelé à se prononcer sur les commentaires, le maire a dit comprendre les préoccupations énoncées. «Le citoyen a des inquiétudes […] On va discuter avec Groupe Atena. On veut être à l’écoute, ça nous interpelle», a-t-il déclaré. 

    Il a toutefois reconnu que les projets de développement ne peuvent pas être menés à terme sans que des citoyens subissent certains impacts. «Chez nous, je suis propriétaire de ma maison, jusqu’à la limite de mon terrain…», a-t-il laissé entendre.

    L’an dernier, le maire avait souhaité que les citoyens soient réceptifs et enthousiastes à l’idée de la réalisation du projet. «Pour nous, c’est un projet non négociable, on veut l’avoir là, à cet endroit-là. À un moment donné, il faut regarder par en avant», avait-il répondu lorsque questionné sur ses craintes de voir une opposition se former.

     

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