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Une physiothérapeute louperivoise vient en aide à des enfants en Bolivie

durée 13 janvier 2024 | 06h59
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Environ 350 enfants boliviens présentant des diagnostics de paralysie cérébrale, microcéphalie, déficience intellectuelle et d’autres handicaps moteurs pourront compter sur l’implication de la physiothérapeute en pédiatrie Pascale Brouillette de Rivière-du-Loup. Confrontée au manque criant de ressources matérielles, elle a mis sur pied un projet de collecte d’équipements spécialisés en solo.

    En octobre 2022, la physiothérapeute louperivoise a participé à un projet exploratoire de trois semaines en Bolivie avec l’organisme de coopération internationale Terre sans frontières afin de développer les soins en physiothérapie dans un hôpital (Pucarani) et un centre de réadaptation (Viacha) de la région de l’Altiplano.

    Les enfants de cette région de la Bolivie n’ont pas accès à de l’équipement qui leur permettrait de se tenir debout, de marcher ou de se déplacer, comme des poussettes adaptées, des marchettes, des fauteuils roulants pédiatriques et des orthèses, par exemple.

    «Ça leur permettrait de sortir avec leurs familles, de participer à la vie sociale de leur communauté, de développer des capacités véridiques. Un soutien au tronc pour une personne atteinte de paralysie cérébrale, ça fait toute la différence. Mon but est de retourner en Bolivie avec les aides techniques et de donner la formation avec les équipements pour que les gens en place soient capables de prendre la relève […] Je mets l’énergie nécessaire parce que j’y crois. C’est vraiment un gros projet à mener toute seule», souligne Pascale Brouillette.

    Une intervention rapide auprès des jeunes limite l’apparition de déficiences motrices secondaires comme des déformations osseuses, des rétrécissements et des faiblesses musculaires, précise la physiothérapeute.

    Elle ajoute que plusieurs familles boliviennes à faible revenu sont confrontées aux couts élevés des équipements adaptés qui doivent être importés d’autres pays vers la région rurale de l’Altiplano, une mission quasi impossible.

    Au cours de la dernière année, plusieurs équipements excédentaires ont été collectés au Québec par Pascale Brouillette et seront transportés vers la Bolivie au printemps 2024. L’objectif de la physiothérapeute louperivoise est de développer un système de prêt afin que plusieurs familles puissent bénéficier des aides techniques qui seront disponibles en plusieurs exemplaires. «Je me suis fait donner plein de fauteuils roulants. J’ai eu de belles surprises, les gens me contactent pour me donner des équipements dont il ne se servent plus. Je m’assure que tout est en bon état», poursuit-elle. 

    Depuis plusieurs mois, des dizaines d’aides techniques ont été entreposées avant de prendre le chemin de la Bolivie. Pascale Brouillette est allée chercher de l’équipement elle-même en voiture aux quatre coins de la province depuis plus d’un an.

    «Je sens que j’ai assez d’expérience pour ce projet et que j’ai les outils pour le faire […] La communauté sera équipée pour les 20 à 30 prochaines années. Terre sans frontières va assurer un suivi de deux ans et j’irai donner de la formation sur place. On veut les encourager à développer leur propre autonomie.»

    Des centaines d’enfants et de jeunes handicapés pourront avoir accès à une physiothérapie plus efficace et adaptée à leurs besoins grâce à ce projet. Les services seront ouverts et offerts à la population de Pucarani, Viacha et aux communautés voisines.

    Au cours de la dernière année, Pascale Brouillette a sollicité des centres de santé au Québec, fait des conférences et mené une campagne de sociofinancement qui s’est avérée un succès. Elle a réussi à amasser un montant de 12 000 $ sur la plateforme de Terre sans frontières, lui permettant de concrétiser ce projet d’aide humanitaire.

    Pascale Brouillette est physiothérapeute en pédiatrie depuis 20 ans. Elle travaille auprès d’une clientèle de 0 à 18 ans avec des atteintes motrices au Centre de réadaptation en déficience physique et au Cinq-90 à Rivière-du-Loup.

    Elle est toujours ouverte à recevoir des équipements qui prendront la route (et l’avion) vers la Bolivie au printemps. «Je n’aurai jamais assez de dons», conclut la physiothérapeute louperivoise.

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