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Entrevue avec les deux candidats louperivois de MasterChef Québec

durée 26 décembre 2023 | 06h02
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Un peu moins d’une semaine avant Noël, Julie Couvrette et Simon Caron de Rivière-du-Loup ont pu dévoiler un secret qu’ils cachaient depuis quelques semaines, soit leur participation aux auditions de la première saison de MasterChef Québec. Découvrez ce qui les a motivés à se lancer cette compétition culinaire connue mondialement.

    Malgré sa passion pour la cuisine, la Louperivoise d’adoption, Julie Couvrette, ne s’est pas inscrite d’emblée à MasterChef Québec. Ses proches lui ont envoyé à répétition le formulaire d’inscription. Elle se demandait si c’était le bon moment pour elle : «C’est quand même quelque chose qui est prenant. Et à un moment donné je me suis dit : faut se lancer! Je me suis donc lancée dans le vide sans parachute».

    La cuisinière amatrice écoute MasterChef depuis une douzaine d’années. «Je caressais vraiment le rêve d’y participer», a-t-elle partagé. Ne pensant pas que l’émission serait tournée un jour au Québec, elle prévoyait de tout mettre en œuvre pour y prendre part en Australie. Elle est heureuse d’avoir l’opportunité de s’y prêter sans avoir à quitter le pays.

    «Les autres compétitions ne convenaient pas tellement à mes valeurs et à ce que je prône comme type de cuisine, tandis que MasterChef se colle plus à ce que je suis», témoigne Mme Couvrette.

    «C’est comme réaliser un rêve» -Julie Couvrette

    Tournées quelques semaines à l’avance, les auditions ont déjà eu lieu, mais les candidats n’ont pas l’autorisation de dévoiler s’ils poursuivent l’aventure ou non. «J’ai encore le souvenir du premier clic de l’horloge, le son que ça fait quand ça part, c’est vraiment transportant», souligne Mme Couvrette.

    Les 15 premières minutes ont été empreintes d’un certain stress et de fébrilité, mais à un moment, la cuisinière s’est recentrée. «Pour moi ç’a toujours été un bonheur de cuisiner, un moment de détente, de récompense. Je me suis comme ramassée dans ma tête et j’ai décidé de vivre ça comme à la maison avec un bon verre de vin, une petite trame de jazz en arrière-fond. À partir de ce moment-là, ça a bien été», raconte-t-elle.

    Finalement, elle est fière du plat présenté devant les juges Stefano Faita et Martin Picard. Elle garde un très bon souvenir de cette première audition. Elle espère se rendre jusqu’à la fin pour réaliser son rêve de devenir la première MasterChef québécoise et mettre la main sur les 50 000 $ qui lui permettraient de faire un voyage culinaire autour du monde et de visiter des restaurants de chefs réputés.

    SIMON CARON

    Le Louperivois de souche s’est inscrit à la compétition à la date butoir. «J’étais vraiment indécis à savoir est-ce que je le fais, est-ce que je ne le fais pas?», se souvient le pompier. Il s’est demandé s’il allait regretter de ne pas au moins essayer. Il s’est donc lancé, avant d’être rappelé deux semaines plus tard.

    «Je ne pensais pas que je pouvais rivaliser avec d’autres personnes», indique M. Caron. Connu pour son talent en cocktails, ce monde l’a amené petit à petit vers la cuisine. Depuis deux ou trois ans, le Louperivois s’est investi dans cette nouvelle passion, a recherché les restaurants étoilés Michelin dans le monde pour s’inspirer dans ses plats.

    À son entrée dans la cuisine MasterChef, le pompier a été déstabilisé. «Tu entres et tu fais ton audition. Et là tu as Stefano Faita et Martin Picard en avant de toi. Ils te regardent aller, ils te posent des questions. Ça fait partie du jeu, ils veulent te déstabiliser pendant que tu fais ton défi. C’était toute qu’une expérience», rapporte-t-il.

    Le temps imparti pour réaliser son premier défi était assez court, mais il est fier du plat présenté aux juges. Il est impatient que ses proches puissent voir le résultat de son audition dès le 8 janvier.

    «Juste le premier appel, c’est une victoire, le reste c’est du bonus» -Simon Caron

    Il est surtout heureux de s’être écouté et d’avoir participé : «Dans toutes les sphères de la vie, on hésite à se lancer, on pense qu’on est pas assez bon, pas assez compétent. Mais quelles sont les répercussions négatives que ça ne marche pas? Il n’y en a pas, ça ne peut qu’être positif».

    De faire partie des 35 personnes retenues pour l’audition sur plus de 4 000 candidatures, lui fait déjà retirer déjà beaucoup de positif de cette expérience. Il souhaite pouvoir se rendre jusqu’à la fin de la compétition. S’il remporte la bourse de 50 000 $ rattachée au titre de MasterChef, un beau projet s’ouvre à lui : «Le monde de cocktails, des spiritueux, une bonne bouffe, un petit resto, pas trop gros, c’est sûr que ça me parle beaucoup».
     

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