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Le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants du Bas-Saint-Laurent revendiquent la régularisation des personnes sans statut

durée 21 décembre 2023 | 06h44
  • Les sans-papiers n’habitent pas qu’à Montréal, revendique le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants du Bas-Saint-Laurent et ses alliés. Dans le cadre de la journée internationale des migrants, le centre inondera le bureau du ministre fédéral de l’Immigration, Marc Miller, de cartes postales signées par la population bas-laurentienne pour lui rappeler son engagement de mettre sur pied un programme de régularisation des personnes sans statut. 

    En décembre 2021, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il travaillait à la création d’un programme de régularisation qui permettrait aux personnes sans-papiers de réintégrer le système d’immigration. Cependant, depuis cette annonce, le gouvernement est demeuré éminemment silencieux à ce sujet, relate le centre. 

    «Il nous faut un programme de régularisation large, permanent, et inclusif, dès maintenant. Les personnes sans statut d’immigration ont assez attendu. Marc Miller, qu’attendez-vous?», a questionné, Florian Freuchet du Centre des travailleuses et travailleurs immigrants.

    Les groupes mobilisés soient Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social (CIBLES),Centre-Femmes du Grand-Portage, Centre Femmes de La Mitis, CLEF Mitis-Neigette, Comité Logement Bas-Saint-Laurent, Corporation de développement communautaire (CDC) des Grandes Marées, Corporation de développement communautaire (CDC) Rimouski-Neigette, La Débrouille (maison d’aide et d’hébergement pour les femmes cis et personnes trans victimes de violences entre partenaires intimes), Table de concertation des groupes de femmes Bas-St-Laurent (TCGFBSL) demandent simultanément l’abolition des permis travail fermés, qui sont une des causes principales de la perte de statut migratoire, selon eux. Avec ce type de permis, les travailleurs se voient sans le droit fondamental à la mobilité et soumis à une relation néo-esclavagiste vis-à-vis leur employeur, indiquent-ils. Les liens entre les permis fermés et les abus psychologiques, physiques, sexuels et financiers, ainsi qu’avec la traite de personne, ont été amplement démontrés, d’après eux. Le danger d’esclavagisme moderne posé par le programme des travailleurs étrangers temporaires a même été corroboré par un représentant des Nations Unies en septembre 2023, soulèvent-ils.

    «Les permis de travail fermés peuvent placer les travailleurs et travailleuses dans des situations d'extrême vulnérabilité, et les démarches pour s'extirper de ce statut contraignant sont fastidieuses et malheureusement pas toujours couronnées de succès», a dénoncé Sarah Toulouse d’Accueil et Intégration BSL.
     

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