X
Rechercher
Nous joindre
Publicité

Apprentissage en milieu de travail : une première cohorte de Groupe Lebel diplômée

durée 6 décembre 2023 | 11h33
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Une première cohorte de sept travailleurs du Groupe Lebel oeuvrant à l’usine IB EWP dans le quartier Sully à Pohénégamook a été diplômée. Ils ont suivi une formation de 170 heures en entreprise afin de décrocher leur diplôme d’études professionnelles (DEP) en opération d’équipements. «Pour le Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, c’est une première», s’est réjoui Luc Soucy, directeur de la formation professionnelle et du service aux entreprises au CSSFL.

    Le syndicat de l’usine a approché le centre de services il y a un peu plus d’un an afin de mettre sur pied un programme en milieu de travail qui permettrait à beaucoup d’employés sans diplôme d’en obtenir un. «Vous savez des choses, mais il n’y a rien qui le prouve», a dit Luc Soucy aux travailleurs cet été pour les convaincre de participer au programme. Selon lui, en cas d’une éventuelle recherche d’emploi, avoir un DEP en main leur ouvrira assurément plus de portes.

    «Ce n’est pas évident pour les travailleurs de retourner sur les bancs d’école», soutient le directeur. Il souligne que plusieurs n’ont pas de bons souvenirs de leur parcours scolaire, et n’ont pas les moyens d’arrêter de travailler pour étudier. C’est pourquoi le CSSFL s’est adapté à leur réalité, a réalisé une formation clé en main pour l’entreprise avec Formabois et a trouvé des enseignants compétents pour la donner. 

    Entrer le CSSFL dans l’usine à la place de sortir de leur milieu a convaincu les employés de la première cohorte à se lancer dans l’aventure. «Ce type de formation-là, c’est sûr que c’est d’autant plus facile et avantageux de l’apprendre sur le lieu de travail», a fait valoir le diplômé à l’emploi d’IB EWP depuis 2018, Alexandre Grondines. Plusieurs points techniques sont propres à l’usine et sont plus facilement appris visuellement ou en l’essayant, avance-t-il.

    «C’est une belle ouverture que les travailleurs ont et c’est une belle opportunité.» -Alexandre Grondines

    En plus, cette diplomation a été réalisée en reconnaissance des acquis de chacun. Les employés ont tous été formés selon leur cheminement personnel. Ainsi, un travailleur avec une plus grande ancienneté a eu davantage de rappels et été mis au courant de modifications sur les lois qui régissent son emploi notamment celle sur la santé et la sécurité au travail.

    Pour les employés avec moins d’ancienneté habitués à œuvrer avec seulement une ou deux machines, la formation leur a fait connaitre les autres équipements de l’usine. Avec cet éventail de connaissances, ils pourront donc facilement se remplacer entre eux, s’assurer de pouvoir travailler en continu et de le faire en toute sécurité.

    Cette formation crée donc une polyvalence chez les employés, une flexibilité appréciée pour l’employeur, Louis-Frédérick Lebel, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Les travailleurs en ressortent aussi avec une meilleure connaissance globale de l’usine, de l’environnement de travail ainsi que de l’étape de transformation du bois. Ces nouveaux acquis les aident à avoir une meilleure confiance et estime en eux, soulève Luc Soucy.

    La première cohorte a été formée du 5 septembre au 23 octobre. Pour cinq d’entre eux, ce DEP est leur premier diplôme post-secondaire. Après avoir vu le cheminement de leurs confrères, d’autres employés ont signifié leur intérêt à suivre la formation. Un deuxième groupe de six travailleurs a donc commencé leurs apprentissages en novembre. Ils seront diplômés en janvier.

    Aucun partenariat entre le CSSFL et le Groupe Lebel n’a encore été discuté pour la suite de la formation. Chacun attendait de voir les résultats de la première cohorte. Ils échangeront donc dans les prochaines semaines à ce sujet afin de planifier une collaboration à plus long terme et l’étendre peut-être à d’autres usines de l’entreprise. Luc Soucy aimerait aussi s’entendre avec d’autres entrepreneurs dans le futur.

    D’autres formations pourraient aussi être développées par le centre de services. À la suite de leur DEP, nombreux employés ont partagé vouloir poursuivre leurs apprentissages. «La formation c’est la base de tout, peu importe le milieu de travail», a commenté Alexandre Gondines. Selon lui, il est important d’apprendre continuellement afin de bien effectuer son travail et rester à jour avec le milieu constamment en évolution. 
     

    commentairesCommentaires

    0

    Publicité

    RECOMMANDÉS POUR VOUS


    Publié à 16h14

    Travailleurs étrangers temporaires : Rémi Massé veut faire entendre raison à Ottawa

    Le candidat libéral dans la circonscription de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Rémi Massé, concède que le gouvernement Trudeau n’a pas été assez à l’écoute des préoccupations des entreprises des régions du Québec avant et après l’imposition de ses nouvelles mesures sur l’immigration temporaire. S’il est élu, il s’engage à y ...

    Publié à 6h58

    Projet d’une station d’essence autonome à Lac-des-Aigles

    La Corporation de développement de Lac-des-Aigles (CDL) chapeaute présentement un projet de station d’essence autonome à ériger dans sa ville. «Ça fait quelques années qu’on travaille sur une solution parce qu’on a perdu notre poste d’essence il y a plus de deux ans», explique le maire, aussi impliqué dans le CDL, Pierre Bossé. Le poste pourrait ...

    Publié à 6h44

    ADAUQAR : une conférence de Jocelyn Lindsay

    L’Association pour le développement des ainés et ainées à l’UQAR (ADAUQAR) invite la population de 50 ans et plus de l’Est du Québec à découvrir une expérience assez unique vécue par très peu de personnes lors de la conférence «Particularités de la vie familiale dans une station de phare», animée par Jocelyn Lindsay, le vendredi 4 avril à 13 h 30, ...