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L’entreprise familiale duBreton fête ses 20 ans en sol louperivois

durée 30 septembre 2023 | 06h59
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    L’entreprise duBreton fête cette année ses 20 ans à l’usine de Rivière-du-Loup. Après un incendie qui a démoli l’usine le 14 mai 2002, elle a été reconstruite en sept à huit mois. Même si deux décennies ont passé depuis l’incident, qui marque l’arrivée en terre louperivoise de la manufacture, Témiscouata-sur-le-Lac, elle, se souvient. 

    «Ça fait toujours un pincement au cœur de voir qu’on a perdu cette entreprise-là, mais le temps finit par faire son œuvre graduellement», souligne le maire de Témiscouata-sur-le-Lac, Denis Blais. Environ 450 employés y travaillaient, un nombre non négligeable, selon lui.

    Jusqu’en 2019, les Témilacois, surtout les plus anciens, avaient un rappel constant du départ de l’entreprise, selon lui. Il évoque que le site où se situait duBreton avait été laissé complètement désert. 

    Toutefois, Investissement Michaël Lang a construit deux gros bâtiments directement sur le terrain de l’ancienne usine duBreton en 2019 et en 2022. «Ça aide à effacer un peu les pertes du passé», confie M. Blais.

    Il croit que pour les plus vieux, la cicatrice n’est pas tout à fait refermée, malheureusement, mais il affirme que la Ville est passée à autre chose en poursuivant et diversifiant son développement économique. L’an dernier, des investissements de 19 M$ ont été annoncés à Témiscouata-sur-le-Lac. Cette année, ils se chiffrent à 14 M$. 

    UNE TRANSITION MAJEURE

    En ce 20e anniversaire de l’usine à Rivière-du-Loup, Vincent Breton, président-directeur général (PDG) de duBreton a une pensée pour Témiscouata-sur-le-Lac, mais aussi pour tous ses clients et ses 435 employés de l’usine. Indiquons que lors du déménagement, 75 % des employés de Notre-Dame-du-Lac ont suivi l’entreprise dans cette nouvelle aventure. 

    Le PDG explique que l’idée de changer de territoire pour l’usine a germé avant l’incendie de 2002. «On comprend que [le choix de déménager] avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque, mais on n’avait pas vraiment d’option, car les services municipaux n’étaient pas adéquats pour la grosseur de l’usine». L’accessibilité à un plan d’eau pour un usage industriel, la taille du terrain, entre autres ont été des éléments qui ont fait pencher la balance pour le transfert de l’entreprise en sol louperivois.

    Même si la statistique de Témilacois employés à l’usine a diminué avec le temps en raison de l’évolution du marché du travail et de départs à la retraite 62 y travaillent toujours. Un transport collectif est d’ailleurs en place pour leur permettre de se rendre au travail.

    L’arrivée de ce géant dans l’univers porcin ne s’est pas fait sans heurt à Rivière-du-Loup. De nombreux résidents du quartier ont eu à vivre avec des émanations d’odeurs, notamment ceux du secteur Le Boisé. Ces derniers auront dû faire preuve de patience alors que la situation n’a été définitivement corrigée que sous l’ère de la mairesse Sylvie Vignet, élue en 2018.

    MARCHÉ PORCIN EN ÉVOLUTION

    En deux décennies, M. Breton informe que le marché porcin a extrêmement changé et évolué, et ce, en raison des désirs de la clientèle qui se sont transformés. «Les gens sont plus conscients de leur alimentation, ils veulent savoir d’où vient la nourriture, la façon dont les animaux ont été traités», confie-t-il.

    L’entreprise est donc revenue un peu en arrière en soustrayant les préservatifs, le nitrate, le phosphate et le nitrite de ses produits. Leurs porcs ne sont pas élevés dans des cages de deux pieds par sept pieds. Ils ont de la place pour se tourner, ont de la paille pour ne pas glisser, sont bien traités et ont accès à l’extérieur.

    «La réglementation sur le bien-être animal a commencé à changer aux États-Unis. Ici au Canada et au Québec on est un petit peu en retard. C’est encore beaucoup de la production de masse. Les échéances des changements de lois ont été repoussées de 2024 à 2029», soutient

    Vincent Breton. Malgré tout, son entreprise familiale a opéré la transition biologique, et ce, dès son arrivée à Rivière-du-Loup en 2003.
    Des changements importants au niveau de l’élevage de l’animal, de sa manipulation, de son transport et de son abattage ont été apportés.

    Plusieurs équipements ont aussi été remplacés. L’aiguillon électrique a cessé d’être utilisé. «Ç’a été de s’adapter à changer les façons de travailler. Le bien-être animal chez duBreton c’est un changement. On ne traite pas un animal comme un sous-produit, mais comme un être qui est noble», avance-t-il.
     

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