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Front commun

Négociations syndicales : les travailleuses en éducation et en santé se mobilisent

durée 1 mai 2023 | 14h35
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Une cinquantaine de syndiqués se sont réunis le 1er mai au Parc-du-Campus-et-de-la-Cité de Rivière-du-Loup afin de revendiquer de meilleurs salaires et conditions de travail pour les travailleuses et les travailleurs des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de l’enseignement supérieur.

    Ce rassemblement visait aussi à souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Les membres de la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS, représentant plus de 420 000 travailleuses et travailleurs du secteur public, sont regroupés sous la bannière de Front commun afin de négocier avec l’État québécois.

    «Ce qu’on demande, c’est un arrêt de l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs en santé et en éducation dans la fonction publique», explique le conseiller syndical au SCFP-FTQ, Sylvain Lirette. Les revendications du Front commun sont une augmentation équivalente à celle de l’Indice des prix à la consommation (IPC) plus 2 % pour 2023, l’IPC plus 3 % pour avril 2024 et l’IPC plus 4 % pour 2025. L’IPC annuel moyen en 2022 était de 6,8 % selon Statistique Canada.

    Les syndicats souhaitent ainsi «rattraper le retard qui a été pris dans les dernières décennies». Selon M. Lirette, la grève est le moyen de pression ultime pour faire bouger les choses.

    Il rejette du revers de la main les propositions du gouvernement du Québec présentées à la table de négociation. «On est reconnus comme étant des anges gardiens. Quand c’est le temps d’être rémunérés, c’est très insultant. Neuf pourcent par les temps qui courent, sur cinq ans, un coup de pied dans le derrière, ça aurait fait la même affaire.»

    La présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN, Pauline Bélanger, souligne que les syndicats veulent créer un réel rapport de force. Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023. D’après elle, le gouvernement du Québec ne démontre pas qu’il veut être un employeur de choix à la table de négociation.

    «Diviser pour mieux régner, on a vu cela. C’est souvent une tactique que j’appelle déloyale. Ils vont parler de certaines catégories d’emploi comme étant plus importantes que d’autres. Le système de santé ou le système d’éducation, ça forme un tout», ajoute Pauline Bélanger. Les syndiqués comptent sur la force du nombre pour se faire entendre.

    La moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun est de 43 916 $. Le retard de rémunération global se chiffre à -3,9% et les femmes forment 78 % des membres du Front commun.

    Ce regroupement de syndicats en une seule entité est un clin d’œil au Front commun de 1972. Sa revendication principale à l’époque était un salaire de 100 $ par semaine.
     

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