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La SAAQ et la SQ abandonnent le SRPI

durée 22 novembre 2022 | 06h00
  • François Drouin
    Par François Drouin

    journaliste

    La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a confirmé qu'elle ne supportera plus les couts du système de reconnaissance de plaques d’immatriculation (SRPI) au Québec d'ici la fin de l'année. La décision a été prise de concert avec la Sureté du Québec qui a déjà procédé au retrait des lecteurs de plaque qui se trouvait à proximité des gyrophares sur le toit de ses autopatrouilles.

    Rappelons que l'appareil permettait aux policiers en déplacement sur la route d'identifier les conducteurs circulant sans permis valide ou dont les plaques n'étaient pas conformes ou impayées. Le système permettait aussi de rechercher des véhicules suspects, notamment dans le cas de vol ou d'alerte Amber.

    C'est la SAAQ qui supportait les couts de l'utilisation du système pour différents corps policiers, notamment la Sureté du Québec. Les discussions entre la SQ et la SAAQ ont débuté il y a deux ans.

    Parmi les facteurs décisionnels, le porte-parole de la SAAQ, Gino Desrosiers souligne qu'il n'y avait pas d'indication claire permettant de déterminer que le SRPI ait joué un rôle sur la sécurité routière. Même son de cloche du côté policier. «Par contre, il est difficile d’évaluer son apport direct sur l’amélioration du bilan routier», souligne la coordonnatrice de la SQ, Ann Mathieu.

    «Pour ce qui est du recouvrement des sommes dues, à l'époque, il y avait une volonté d'équité pour les bons payeurs. Nous sommes en pleine transformation numérique et à moderniser nos systèmes qui datent des années 80. Ce qui sera mis en place permettra de recouvrer les sommes dues, mais sans passer par le SRPI», confirme M. Desrosiers.

    La mise en place en 2012 avait nécessité un investissement de plus de 4 M$ en plus des frais de licence d'utilisation, soit près de 54 000 $ seulement pour la Sureté du Québec. Le système comptait jusqu'à 189 caméras en fonction, dont 93 à la SQ en 2017. Le nombre de caméras est ensuite passé à 83 en 2018 puis à 64 lors des trois dernières années. À noter que la Sureté du Québec n’effectue aucun dénombrement par région.

    Actuellement, seule la Sureté du Québec a confirmé son retrait du SRPI. Tant le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui compte 30 véhicules de patrouilles équipés du SRPI, que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ, de celui de Longueuil ont déjà conformé qu'ils continueraient d'avoir recours à ce système.

     

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