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27 août 2022 - 13:09

Les marais côtiers comme alliés

Alors que les changements climatiques menacent de modifier les milieux de vie des communautés côtières, incluant celles du Bas-Saint-Laurent, la Municipalité de Kamouraska et l’Organisme des bassins versants de Kamouraska, l’Islet et Rivière-du-Loup (OBAKIR) s’associent afin de sensibiliser les résidents de Kamouraska et les visiteurs de passage à la fragilité des marais côtiers, ainsi qu’à l’importance de ces zones tampons comme première structure de défense contre les impacts des modifications du climat.

«Les gens doivent considérer les marais comme des alliés, croit Antoine Plourde-Rouleau, directeur général d’OBAKIR, car ils agissent comme une barrière naturelle face aux inondations et à l’érosion des côtes.» De plus, les marais ont un rôle à jouer contre les risques d’intrusion des eaux salées dans les sources souterraines. Or, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, 63 % des habitants comptent sur leur propre puits pour s’approvisionner en eau potable.

À Kamouraska, le comité de protection et de mise en valeur du petit marais s’est adjoint la collaboration d’OBAKIR afin d’inciter la population à prendre conscience de la valeur du petit marais et des menaces qui pèsent sur lui. Ce marais se situe entre le parc du Petit-Aboiteau et le cap Taché, dans le secteur est du village de Kamouraska. La présence de plantes envahissantes qui modifient l’écosystème et ses habitats, l’érosion, les déchets, la marche hors sentiers et la cueillette des plantes font partie des dangers susceptibles de nuire à ce milieu fragile. Manon Tremblay et Martine Boies-Fournier, deux citoyennes, ainsi que Hervé Voyer, conseiller municipal, composent le comité kamouraskois chargé de promouvoir la nécessité de veiller sur le petit marais.

Riche en biodiversité, le petit marais de Kamouraska sert à la fois de halte migratoire, de pouponnière et de garde-manger aux petits mammifères, aux poissons et aux oiseaux. Il accueille, notamment, plusieurs espèces en déclin comme le hibou des marais ou le goglu des prés. Il est également un lieu apprécié de l’hirondelle, une espèce fort utile au contrôle des insectes piqueurs. À la belle saison, les canards, les bécasseaux, les pluviers et les parulines aiment s’y attarder pour le plus grand bonheur des ornithologues. Allié des populations et des oiseaux, le petit marais de Kamouraska est l’un des nombreux marais côtiers du Bas-Saint-Laurent qui mérite notre attention afin que nous puissions bénéficier encore longtemps de ses bienfaits. Organisée par OBAKIR et la Municipalité de Kamouraska, une séance d’information concernant le petit marais de Kamouraska et les marais côtiers sera tenue en septembre prochain.

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