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17 juillet 2022 - 06:59

Les pensionnats pour chiens du KRTB sont combles

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Les propriétaires de chiens qui cherchent à faire garder leur animal dans une pension de la région afin de partir en vacances devront malheureusement trouver une solution alternative. Les pensionnats pour chiens du KRTB soit Complexe CAMA de Saint-Pascal et Entre bonnes pattes de Saint-Antonin sont débordés pour la période des vacances.

Depuis quelques mois déjà, les fins de semaine sont remplies chez les deux entreprises. Des listes d’attente ont été instaurées en cas d’annulation de clients. Quelques places restent disponibles la semaine, excepté pour celles de la construction et les suivantes. Au Complexe CAMA, les prochaines disponibilités pour les fins de semaine sont au mois de septembre. Les entreprises mentionnent que des réservations ont été faites pour l’été prochain et qu’il s’agit de la meilleure façon de procéder pour se garantir une place.

«On a déjà des réservations pour le temps des Fêtes. Pour les périodes achalandées, il faut y penser au minimum deux mois à l’avance», confie Olivia Bolduc Després, toiletteuse, technicienne en santé animale et employée au Complexe CAMA. Catherine Leblond, propriétaire de la pension et technicienne en santé animale, croit que la reprise des activités post-pandémie constitue l’une des raisons à l’achalandage dans les pensionnats pour chiens : «Les gens, pendant la pandémie, se sont beaucoup acheté de chiots. On le voit vraiment, même chez les vétérinaires, les gens ne peuvent plus avoir de rendez-vous».

«Si tous les clients prévoyaient leur pension, ça serait un monde parfait», indique Stéphanie Gosselin d’Entre bonnes pattes. Selon elle, c’est le devoir des propriétaires de prévoir où faire garder leur chien, afin d’éviter de faire confiance à des gens mal intentionnés ou d’abandonner leur animal. Elle a été témoin d’une telle situation l’été dernier. Des personnes ont laissé leur animal à un endroit qu’elles n’ont pas pu visiter. Lorsqu’elles sont retournées chercher leur chien un mois plus tard il était mal nourri, maltraité, infecté et tenu dans une cage remplie de son urine et de ses selles, toujours selon Mme Gosselin.

«Malheureusement j’entends beaucoup trop de ces histoires dans la région, confie Mme Gosselin. Il y a trop de pensions clandestines qui n’ont aucun permis et aucune règlementation.»  Elle mentionne qu’il ne faut pas hésiter à poser des questions sur les permis, la certification des gens et de visiter les lieux où sera gardé leur chien afin de vérifier la propreté de l’endroit. Mme Leblond de CAMA partage cette opinion : «J’aurais peur de faire garder mon chien à quelqu’un qui me dit : non je ne te montrerai pas où il va dormir, car on ne fait pas ça». Elle ajoute de ne pas hésiter à rendre des visites surprises à la pension, pour réellement savoir comment se déroule le séjour de leur animal.

LES REQUIS D’UNE PENSION

«Ça ne prend pas tant de permis autres que le plus important : le permis de chenil. Ça ne se délivre pas facilement. J’ai été vraiment chanceuse, car il y avait déjà un permis acquis ici. Quand j’ai acheté, c’était une reprise de finance. Les gens ont essayé de lancer un commerce comme ça et ça n’a pas fonctionné», confie Mme Leblond.

Pour qu’un permis soit délivré, le commerce doit être situé en zone agricole. Les conditions changent d’une ville à l’autre, par exemple concernant la distanciation du bruit des jappements, des selles, puis des champs et cours d’eau. Sinon autre qu’un terrain, des infrastructures appropriées et d’une bonne préparation, rien d’autre n’est requis.

VIVRE EN COMMUNAUTÉ AVEC LES CHIENS

La meilleure solution au manque de places en pensionnat durant la saison estivale, d’après Catherine Leblond, serait que les propriétaires amènent leurs chiens en voyage avec eux. Elle indique que de plus en plus d’endroits les acceptent, rendant la tâche plus facile aux vacanciers. «On devrait de plus en plus vivre en collectivité avec nos animaux, ils ne font pas assez partie de notre vie, lance la propriétaire du Complexe CAMA. Les amener partout, ça fait des chiens plus socialisés, plus habitués de voir n’importe quoi, n’importe qui et d’entendre n’importe quel bruit. Ça fait des chiens équilibrés au bout de la ligne.»

Cet aspect est notamment l’un des problèmes des «chiots COVID», qui ont été reclus dès les premières années de leur naissance. Plus craintifs et réservés, sortir et rencontrer les gens peut les aider à se désensibiliser aux autres chiens ainsi qu’aux étrangers.

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