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11 juillet 2022 - 15:00 | Mis à jour : 15:10

Pohénégamook Santé plein air 2.0 se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Encore émotif, le président de Pohénégamook Santé plein air 2.0, Jonathan Laflamme, a confirmé le 11 juillet qu’il avait placé l’entreprise sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Raymond Chabot inc. agit en tant que syndic pour la proposition qui sera déposée par Pohénégamook Santé plein air puisque les dettes aux 14 créanciers s’élèvent à un total de 248 372,66 $. «Je sens que j’ai une grande responsabilité de donner un coup de barre cet été et de sauver cette saison touristique qui est assez catastrophique», estime Jonathan Laflamme. Ce dernier est président de Pohénégamook Santé plein air 2.0 depuis sept ans. Il avoue avoir fait quelques erreurs dans le passé, mais il croit avoir tout essayé avant d’en arriver à cette étape. 

Malgré la saison estivale «inespérée» que l’entreprise a connue l’an dernier, elle n’a pas été suffisante pour compenser les pertes de l’été 2020, qui s’élevaient selon lui à environ 80 %. Il déplore que la région de Pohénégamook n’ait pas été en mesure de profiter de la popularité du plein air lors du premier été de la pandémie. Il estime à 1 % les chances de pouvoir tenir une saison d’activités en 2023, mais il refuse toutefois d’abandonner.

En déposant une offre aux créanciers et en trouvant un terrain d’entente, Jonathan Laflamme veut que les gens de la région s’approprient les services de Pohénégamook Santé plein air pour qu’il ne soit plus dépendant du tourisme. «Le tourisme est disloqué à Pohénégamook. Ce n’est pas juste moi qui en souffre, les commerces aussi […] C’est un contexte assez particulier pour célébrer les 50 ans de la base de plein air», ajoute M. Laflamme.

L’année 2020 en a aussi été une de restructuration pour l’entreprise. M. Laflamme devait lancer une nouvelle programmation d’activités, ce qui n’a pas pu avoir lieu. L’offre d’hébergement s’est aussi modifiée avec le temps, laissant moins de place aux familles, selon lui. Au moment de la pandémie, il n'était plus responsable des espaces de camping et des jeux gonflables, qui sont gérés par la Municipalité. 

Il a réduit son équipe d'animation d'activités de 25 employés en 2018 à 5 en 2022 et avoue ne plus avoir la capacité financière d’investir 120 000 $ par année pour faire la promotion des attraits touristiques de Pohénégamook sur son site Web, comme par le passé. «J’offre des activités de kayak, de planche à pagaie, des cours de catamaran, de l’escalade, de descente de canot et de rabaska, etc. Quand je disparais de l’offre touristique dans les publicités parce que je n’ai pas d’argent pour payer mon membership à l’ATR, je me dis que quelque chose cloche. On a des activités pour remplir une semaine complète d’hébergement.»

Jonathan Laflamme prend toutefois sa part de responsabilité et souhaite avant tout sauver sa saison touristique en 2022.  

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