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10 juillet 2022 - 06:51

Archéologie : à la découverte du parc national du Lac-Témiscouata

Alyson Théberge

Par Alyson Théberge, Stagiaire - journaliste

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Les passionnés d’observation et d’interprétation seront servis cet été, alors que le parc national du Lac-Témiscouata peut à nouveau accueillir des participants sur son site archéologique. Les visiteurs peuvent participer à des fouilles publiques, et ce, du mardi au samedi, sous la supervision d’une archéologue professionnelle.

C’est sur un site paléohistorique véritable datant de plus de 2500 ans, que se déroule l’activité de fouille participative. «Ici, c’est vraiment un projet de recherche. On a un site avec une occupation autochtone et une occupation plus récente de la période historique», a précisé Jolyane Saule, archéologue au parc national du Lac-Témiscouata.

D’une durée de deux heures, l’activité permet aux familles et aux enfants de 10 ans et plus de travailler avec l’archéologue et de faire de vraies fouilles archéologiques. À noter qu’un maximum de quatre personnes à la fois peuvent participer à l’activité. «Les gens m’accompagnent dans le travail d’archéologue, puis font toutes les tâches que moi je fais dans ma vie quotidienne», a mentionné Jolyane Saule. 

Équipés d’une truelle, d’un porte-poussière, d’un balai, d’une chaudière et d’un tamis, les participants travaillent en collaboration avec l’archéologue, qui doit enregistrer les données en prenant des photos, des mesures et des élévations. «Souvent, l’outil le plus utile à l’archéologue, c’est un crayon parce que c’est très important de prendre beaucoup de notes. Un site archéologique c’est un peu comme un livre, mais qu’on peut lire juste une fois. Une fois que le site est fouillé, il est détruit. On ne peut pas le fouiller une deuxième fois. Donc c’est très important de bien enregistrer toutes nos découvertes, de fouiller lentement et de prendre beaucoup de notes quand on travaille», a expliqué l’archéologue Jolyane Saule.

Pour les gens qui participent à l’activité, les chances de retrouver des objets sont assez élevées. «Ici, sur le site, sur la station de fouille, […] on a trouvé des milliers d’objets jusqu’à maintenant. Ça va de fragments de verre ou de clous à des outils en pierre qui datent de 2500 ans. Des outils comme ça on en a environ une centaine», a confié l’archéologue Jolyane Saule.

«Une des particularités que l’on retrouve ici, c’est un type de pierre qui vient de très loin. Donc ça, c’est le chert de Ramah, ça vient de la côte est du Labrador. C’est à plus de 1000 km à vol d’oiseau. […] On en a trouvé sur le site, ici, au Jardin des mémoires. C’est sous forme de plusieurs types d’objets, surtout des grattoirs. C’est vraiment une matière qui est très rare, qui est très exotique», a expliqué Mme Saule.

Pratiquer cette discipline scientifique peut ne pas convenir à tout le monde. «Il faut quand même être un peu patient quand on fait de l’archéologie […], puis c’est sûr qu’il faut aimer découvrir des choses, mais ça je pense que c’est assez facile», a-t-elle ajouté.

Les fouilles publiques sont offertes depuis quelques années déjà au parc national du Lac-Témiscouata, soit «depuis environ 2013-2014», selon Mme Saule. L’activité se déroule sur le site, plus précisément au Jardin des mémoires, depuis cinq ans. Reconnu pour la richesse de son patrimoine archéologique, le parc national du Témiscouata souhaite le mettre en valeur et le protéger.

Outre la fouille archéologique participative, une dizaine d’activités sous les thèmes de la faune et de la flore, mais également de l’archéologie et de l’histoire, sont offertes pour la saison estivale au parc national du Lac-Témiscouata. Il est possible de faire diverses excursions ainsi que la visite du Jardin des mémoires, là où se déroulent les fouilles. «Ici, on a beaucoup de pygargues, donc il y a une activité d’initiation à l’ornithologie», a ajouté Mme Saule. Pour les plus jeunes, divers jeux éducatifs sont offerts en lien avec les différentes périodes historiques. Conférences, ateliers de taille de pierres et contes sont aussi prévus au programme.

Jusqu’au 5 septembre prochain, la programmation estivale du parc national du Lac-Témiscouata saura sans aucun doute en occuper plusieurs par sa variété.

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