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3 juillet 2022 - 06:52

Une classe de l’École secondaire de Cabano remporte 5 000 $ 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Les choix alimentaires sains, durables et abordables, mais aussi le dynamisme et l’enthousiasme des élèves de la classe CAPS/DÉFIS de l’École secondaire de Cabano ont été récompensés de belle façon par Tre Stelle, une entreprise canadienne spécialisée dans le production de fromages, en juin. Le groupe a remporté l’une des bourses de 5 000 $ d’un grand concours auquel se sont inscrites des écoles d’un peu partout au pays. 

Intitulé «Le fromage, 1 choix durable», le nouveau programme de Tre Stelle vise à célébrer les écoles et les élèves du Canada qui mettent de l’avant des comportements alimentaires durables. Le concours demandait aux participants de proposer une recette originale et expliquer les choix des ingrédients dans une perspective écologique, saine, responsable, accessible et équitable. 

À l’École secondaire de Cabano, le choix des élèves de la classe spécialisée CAPS/DÉFIS, un groupe de sept jeunes de 13 à 21 ans vivant avec des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage, s’est porté vers un met italien par excellence : la pizza. 

«Nous avons choisi de présenter une pizza avec une sauce et une pâte faits maison. Nous avons expliqué que les tomates et le basilic étaient cultivés à la serre de l’école et que d’autres produits venaient de jardins locaux, de l’entreprise La Jardinière et de l’épicerie écologique Amarante, par exemple», a raconté Sonia Ouellet, enseignante en adaptation scolaire et sociale. 

«On a accès à plusieurs produits de grande qualité dans la région et je trouvais que [cette recette] cadrait très bien avec les objectifs visés», a-t-elle ajouté. 

CUISINER À L’ÉCOLE

Le concours collait aussi parfaitement avec les intérêts de la classe. Grâce à différentes sources de financement, les élèves se sont réunis une fois aux deux semaines, à la cuisine de l’école, pour apprêter des plats avec leur enseignante pendant l’année scolaire. Ils ont appris à cuisiner, évidemment, mais aussi à découvrir des ingrédients, à préserver les aliments et à demeurer à l’affut des allergies avec lesquelles certains d’entre eux doivent composer. 

Les valeurs de partage et l’importance de la communauté étaient également au cœur du projet, puisque les mets préparés (dont la pizza) ont été offerts en cadeau dans le cadre d’une initiative de bénévolat, ajoutant l’utile à l’agréable. «On cuisine pour les autres, a résumé Mme Ouellet. Des personnes âgées de la Villa Cabano, de Notre-Dame-du-Lac et de Saint-Eusèbe ont toutes pu profiter de ce qu’on a cuisiné cette année.»

«La réalité de notre classe spécialisée, notre histoire…tout cela a fait partie de notre dossier de candidature et je crois que ça nous a donné des points. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais les juges nous ont finalement sélectionnés. Les jeunes étaient vraiment très heureux.»

Un panel de cinq experts en développement durable, dont le chef Danny Smiles de Montréal et la coordinatrice jeunesse Deanna Hammel de Zero Waste Canada, ont examiné les recettes en attribuant une note basée sur la durabilité globale, le projet dans son ensemble et l’attrait du goût. Huit gagnants ont été annoncés le 17 juin. 

UN PROJET AMBITIEUX 

Preuve de l’innovation dont fait preuve Sonia Ouellet pour ses élèves, les 5 000 $ remportés seront conservés et mis de côté pour aider à financer un nouveau projet de grande envergure qu’elle souhaite réaliser plus tôt que tard. 

«J’aimerais beaucoup avoir un système de culture hydroponique Vireo pour les écoles», a lancé l’enseignante. «On a de belles serres, il se fait de très belles choses à l’école, mais c’est un peu moins accessible à mes élèves. Alors que la station hydroponique, elle, pourrait être installée dans la classe et les élèves seraient 100 % responsables des pousses et des légumes qui y seraient produits. Ce serait complémentaire à ce qu’on fait actuellement.»

Mme Ouellet souligne que la curiosité et l’enthousiasme de ses élèves à embarquer dans de nouvelles aventures l’encouragent à être créative. «Ce sont des jeunes qui doivent vivre avec certaines difficultés dans la vie, mais ils sont capables d’apprendre et de réaliser de très belles choses. Ils embarquent dans tout et ils sont toujours heureux d’essayer», a-t-elle mentionné. 

Le prix d’un système de culture hydroponique Vireo est estimé à près de 15 000 $ pour quelques années. Des campagnes de financement seront lancées dès l’année prochaine pour avancer vers la réalisation de ce rêve. 
 
 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bravo madame Ouellet pour l'apport donné à ces étudiants. Votre travaille fait la différence dans la vie de ses enfants.
    Lâche pas Jessy, ta bonne humeur est contagieuse et félicitation aussi à tes amis de la classe de madame Ouellet.

    Marin Lebel - 2022-07-03 07:58