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14 avril 2022 - 06:59 | Mis à jour : 18:35

Un projet d’abattoir mobile se dessine dans la MRC de Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

En marge du dévoilement du tout premier Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC de Rivière-du-Loup le 6 avril, les producteurs agricoles ont ciblé comme l’une des priorités l’accès à un service d’abattoir mobile qui se déplacerait dans la MRC afin de faciliter la mise en marché de leurs produits dans un circuit court en limitant le transport des bêtes.

Selon les producteurs agricoles consultés pour l’élaboration du PDZA, la MRC compte peu de structures de transformation. Un abattoir mobile, sous une formule de service coopératif, pourrait être ainsi une solution intéressante pour les éleveurs de la MRC de Rivière-du-Loup et de la région du Bas-Saint-Laurent. D’après la documentation du PDZA, il permettrait d’augmenter la marge bénéficiaire des éleveurs et l’offre de produits locaux.

«À Rivière-du-Loup, on est la MRC la plus loin entre les abattoirs de Luceville ou de Chaudière-Appalaches. Des deux côtés, ça prend une heure et demie de transport. Pour avoir rencontré beaucoup de producteurs et de transformateurs en viande, ça devient une contrainte à leur développement», indique l’agente de développement agricole de la MRC de Rivière-du-Loup, Marie-Ève Ouellet. Une étude de faisabilité est présentement en cours à ce sujet et l’échéancier fixé pour la réalisation de ce projet est d’environ 5 à 10 ans. Les besoins en abattage sont présentement évalués dans la MRC de Rivière-du-Loup et dans les MRC limitrophes.

«On est défavorisés et on n’a pas de service d’abattage pour nos animaux. Ça complique les choses si on veut nourrir nos familles et les citoyens qui nous entourent. C’est pour ça qu’on l’a ciblé comme un besoin prioritaire […] On a la capacité d’élever du bovin et de l’agneau, on a des terres à foin pour produire des fourrages, ce sont nos forces. Il nous manque le maillon de l’abattage pour faire la mise en marché», indique Édith Lavoie du comité de pilotage du PDZA et productrice d’agneaux de la ferme FEBER à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup.

Les listes d’attente pour les abattoirs hors de la région s’allongent. Le projet d’abattoir coopératif est développé en collaboration avec AGROFOR. Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Institut de recherche en économie contemporaine, des fédérations de l’UPA du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie – les Îles, ainsi que des directions régionales du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec de l’Est-du-Québec.

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