Publicité

31 mars 2022 - 12:01 | Mis à jour : 15:14

Un passeport pour Léo

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

L'histoire de la naissance du petit Léo et de sa mère, la Louperivoise Laurence Couture Gagnon, en Ukraine a fait le tour du pays. Alors que la petite famille a pu gagner saine et sauve la Pologne, voilà que les problèmes administratifs pourraient la forcer à retourner en Ukraine. Informé mercredi de la situation par Info Dimanche, le député conservateur dans Montmagny - L’Islet - Kamouraska – Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, a rapidement saisi la balle au bond.

«Mon bureau a communiqué par courriel avec Laurence dès ce (mercredi) matin. Sans entrer dans les détails, il manque un document normalement requis (pour l’émission d’un passeport) pour Léo, mais on embarque dans le dossier et nous allons faire bouger ça le plus rapidement possible. Laurence a accouché en pleine guerre, dans ces circonstances, il faut faire preuve d’ouverture et nous allons tout faire pour l’aider», affirme le député Généreux.

  >> AUSSI À LIRE : Entre Kyiv et Cracovie, le bonheur réconfortant des retrouvailles

Ce dernier a aussi profité de l’occasion pour rappeler à la population que les députés locaux peuvent offrir une aide précieuse dans ce type de dossier. Ce dernier n’en est pas à son premier cas.

«Dans ces circonstances, il ne faut pas négliger cette option-là. Les députés de tous les partis ont accès à des ressources, dont le ministre. C’est une façon d’accélérer le processus. Je le répète, mais n’hésitez jamais à communiquer avec le bureau de votre député. On ne garantit pas un résultat positif, mais on va tout faire pour aider», lance Bernard Généreux.

DÉLAIS ET COMPLICATIONS

La famille Couture Gagnon n’a pas caché que l’aide et le support du consulat canadien sont parfois aux abonnés absents. Une situation intenable pour leur fille. Courriels automatiques en guise de réponse, employés en vacances, on a même écrit à la jeune maman de ne plus leur écrire... faute de temps pour la lire.

«Laurence se retrouve devant une impasse, incapable de sortir du pays. Ils envisagent même reprendre le chemin vers l’Ukraine... Le seul endroit où Léo serait accueilli et pourrait faire une demande de passeport», nous a écrit Danièle Couture, la mère de Laurence qui ne cache pas son inquiétude face à la situation.

Bernard Généreux assure qu’Ottawa, qui doit respecter des impératifs, a néanmoins doublé ses effectifs et le nombre d’heures. L’appareil bureaucratique est un immense paquebot qui ne se retourne pas aussi facilement que certaines situations l’exigent, admet toutefois le député.

Soulignons que plus de 12 000 Ukrainiens ont déjà fait leur entrée au Canada.

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article