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1 mars 2022 - 06:31 | Mis à jour : 07:37

Une nouvelle cure de jouvence pour l’Héritage 1

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

La Compagnie de navigation des Basques qui souhaite rafraichir et moderniser l’intérieur du traversier Héritage 1, notamment au restaurant et à la billetterie, pourrait amorcer les travaux dès l’automne prochain.

Les radoubs cibleront principalement le pont passager. Le remplacement du bossoir et de la chaloupe de sauvetage est aussi dans les plans. À défaut de pouvoir agrandir le navire, la direction souhaite maximiser l’espace disponible à l’intérieur.

«On va retirer tout ce qu’il y a pour revenir sur l’acier et la structure. Il y a deux ou trois endroits où nous remettrons de l’acier neuf, car il y a eu des infiltrations d’eau. Puis nous referons la finition des planchers, plafonds et murs tout en remodelant les salles de bains, mais aussi repositionner les places assises au restaurant de façon à permettre plus de place à une même table», explique le capitaine de L'Héritage 1 et coordonnateur des opérations maritimes à la Compagnie de navigation des Basques , Jean-Philippe Rioux.

C'est la firme Navanex qui a été mandatée pour évaluer la teneur des travaux. Cette dernière produira les dessins ainsi que les plans et devis. Il s’agit, aux dires même du capitaine Rioux du dernier gros chantier concernant le traversier.

COUTS

La Compagnie de navigation des Basques souhaite amorcer les travaux à l’automne et les terminer avant le début de la saison 2023. Selon le capitaine, il n’est pas nécessaire de placer le traversier en cale sèche pour aller de l’avant et le chantier pourrait même avoir lieu à Trois-Pistoles. À défaut, L’Isle-aux-Coudres ou Gaspé pourrait accueillir le navire.

«On parle d’un projet que j’évalue de 1M$ à 1,5 M et considérant tout ce qui a été fait en 2020, je vois ça dans un horizon de 20 ans pour le navire. Dans 20 ans nous pourrons réfléchir ce que nous souhaitons faire avec, si nous voulons le rénover et le garder. Mais avec ces travaux-là, il n’y en aura plus vraiment rien de majeur, on sera réglé pour les 20 prochaines années», ajoute M. Rioux.

C'est à même le nouveau Programme d’investissement en infrastructures maritimes (PIIM), annoncé par Québec le 25 octobre dernier que la Compagnie de navigation des Basques espère puiser les fonds. Soulignons que le programme de près de 100 M$ sur trois ans prévoie une enveloppe de 5 M$ réservée aux traverses intermédiaires non subventionnées à raison d’un maximum de 1 M$ par projet. À noter que la contribution minimale du bénéficiaire quant aux dépenses admissibles est de 10 %.

«Dans cette catégorie, il n’y a que nous, Rimouski et le Corégone au Témiscouata. Nous sommes confiants, car ça nous laisse une bonne marge de manœuvre pour aller le chercher. On a donc monté notre projet en conséquence», souligne Jean-Philippe Rioux.

MAINS-D’ŒUVRE

Alors que les besoins liés au manque de mains d’œuvres sont criants dans la région, la Compagnie de navigation des Basques tire avantageusement son épingle du jeu. Le secret ? L’attention portée aux besoins et à la réalité des travailleurs.

«On s’assure d’offrir à nos employés suffisamment de semaines pour avoir droit au chômage pour qu’ils n’aient pas à chercher ailleurs entre deux saisons. Lorsque les intempéries nous forcent à annuler une traversée, nos employés sont payés, ce n’est pas toutes les entreprises qui le font. On privilégie aussi des horaires de 7-7, c’est-à-dire sept jours de travail suivis de sept jours de congé.»

Cette année, alors que cinq postes sont disponibles, plus d’une quinzaine de personnes ont postulé aux différents emplois.

 

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