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4 décembre 2021 - 13:06

Le Bloc Québécois exhorte le fédéral à défendre l’industrie forestière

Le Bloc Québécois exhorte Ottawa à défendre bec et ongles l’industrie forestière québécoise devant la hausse des droits compensatoires sur le bois d’œuvre et exige qu’Ottawa mette en place des mesures concrètes pour protéger l’industrie forestière contre les tactiques commerciales américaines.

«Il est aberrant qu’une semaine après la rencontre des «trois amigos» réunissant le PM Trudeau, le président Biden et le président Obrador, les États-Unis nous annoncent que les droits compensatoires sur le bois d’œuvre canadien allaient doubler en 2022, une nouvelle particulièrement mauvaise pour le Québec qui est un joueur majeur du secteur forestier. Il est inconcevable que le premier ministre n’ait pas défendu avec plus de fermeté la question des droits compensatoires auprès du président américain», déplore Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques.

«La forêt est le pilier économique de plusieurs régions du Québec; elle représente des milliers d’emplois et une large part de nos exportations. Tandis qu’Ottawa continue de faire pleuvoir des milliards sur le secteur pétrolier et gazier, l’industrie forestière ne reçoit qu’une infime part du soutien financier du fédéral. Par son inaction dans le dossier des tarifs sur le bois d’œuvre, le gouvernement fédéral démontre une fois de plus son désintérêt envers cette industrie qui est le gagne-pain de nombreux travailleurs et travailleuses», déplore le député bloquiste.

«En 2020, l’Organisation mondiale du commerce a décrétés illégaux les tarifs compensatoires américains, mais comme le procédé plombe la concurrence jusqu’à la prochaine décision de l’OMC, les Américains récidivent. Dans l’intervalle, c’est notre industrie qui se dégrade; les prix du bois vont monter, avec des conséquences graves pour nos entreprises. Il est plus que temps que le gouvernement Trudeau agisse pour le secteur forestier et le Bloc lui propose des moyens concrets de le faire», affirme M. Blanchette-Joncas.

CINQ ACTIONS CONCRÈTES

  • Que le fédéral aide de façon tangible l’industrie forestière à traverser la crise avec un programme de prêts et de garanties de prêts, à la hauteur des sommes retenues aux États-Unis via les taxes imposées;
  • Travailler à amender l’ACEUM afin que le processus de litiges soit mieux encadré et ne laisse plus place aux manœuvres concurrentielles déloyales;
  • Demander une exemption de taxes pour les bois issus de la forêt privée, puisque les allégations du lobbying américain ne concernent que la forêt publique;
  • Faire reconnaitre le régime forestier québécois qui fonctionne sous le modèle des enchères et qui est conforme aux exigences du libre-échange;
  • Soutenir le développement d’une chaîne de valeurs pour la 2e et 3e transformation et le développement de la filière forestière verte (bioéconomie).

 

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