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15 novembre 2021 - 16:38

Fenêtre sur les bélugas : un site d’observation terrestre à Cacouna

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Trois ministres du gouvernement du Québec étaient à Cacouna le 15 novembre pour annoncer la réalisation d’un site d’observation terrestre des bélugas sur la montagne de Gros-Cacouna en collaboration avec la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk et le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, ainsi que la ministre du Tourisme et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Caroline Proulx, ont annoncé l'attribution d'une aide financière de 600 000 $ au Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins pour son projet «Fenêtre sur les bélugas». Pour l'occasion, ils étaient accompagnés du ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, du Grand Chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (PNWW), Jacques Tremblay, et du président du GREMM, Robert Michaud.

C’est un projet autochtone, touristique et scientifique sur cette espèce menacée, le béluga. Robert Michaud, qui est aussi directeur scientifique du GREMM, a expliqué que des drones ont permis de découvrir les bélugas comme on ne les a jamais vus. Ces images, d’une grande beauté, et les sons qui les accompagnent seront accessibles aux visiteurs du site d’observation terrestre des bélugas sur la montagne de Gros-Cacouna.

«Les visiteurs pourront jouer aux chercheurs, en sons et en images de même qu’avec leurs jumelles», a souligné M. Michaud. «Le projet se veut une véritable fenêtre sur l'univers fascinant des bélugas du Saint-Laurent. Une fenêtre pour mieux comprendre les bélugas; une fenêtre pour mieux les faire connaître et apprécier. L'utilisation d'hydrophones plongés sous l'eau pour écouter leurs cris jumelés aux drones pour les observations discrètement du haut des airs nous ont ouvert de nouvelles avenues pour étudier les bélugas sans les déranger. Nous voulons maintenant partager cette expérience unique sur le terrain, en direct, avec les visiteurs des sites d'observation terrestre», a-t-il expliqué.

Outre la montagne de Gros-Cacouna, deux autres sites d’observation terrestre seront aménagés d’ici 2023, soit le secteur de Baie-Sainte-Marguerite du parc national du Fjord-du-Saguenay et le Centre d'interprétation et d'observation de Pointe-Noire de Parcs Canada dans la rivière Saguenay. Il y aura également un site mobile. En plus des 600 000 $ accordés sur deux années par Québec, le gouvernement du Canada participe aussi au projet avec un montant de plus d’un million de dollars sur quatre ans.

Le projet créera une douzaine d'emplois et générera des retombées économiques positives pour les trois régions touchées en y augmentant l'achalandage touristique. Il stimulera également le déploiement de solutions novatrices en matière d'environnement dans une perspective de tourisme responsable et durable et renforcera la pratique de l'écotourisme à ces endroits.

DES PARTENAIRES SATISFAITS

Pour Jacques Tremblay, Grand Chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, ce projet témoigne des différents usages et du potentiel de Gros-Cacouna, il note au passage l’aquaculture et le centre d’interprétation. M. Tremblay souhaite que le projet de site d’observation terrestre puisse être terminé pour la fin de 2022, peut-être pour l’été 2023.

«Pour la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, la préservation des espèces menacées et les enjeux environnementaux occupent une importance particulière. C'est pourquoi nous sommes fiers de travailler en partenariat avec le GREMM à la réalisation de ce projet dont l'architecture sera à l'image de notre communauté», a souligné le Grand Chef.

«C'est une fierté pour moi et pour le Ministère de s'associer à la réalisation de cet important projet pour la conservation du béluga du Saint-Laurent tout en permettant un accès privilégié à cette espèce emblématique», a mentionné le ministre Pierre Dufour.

«En rehaussant l'offre touristique pour les activités dans la nature et en diversifiant les façons dont on peut profiter de ce patrimoine collectif, notre gouvernement réaffirme sa volonté d'agir dans une perspective de développement durable», a ajouté la ministre Caroline Proulx.

«Ce projet réalisé en partenariat avec la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk témoigne de notre volonté commune de mettre en valeur, de manière responsable et durable, toute la richesse faunique et la beauté de la région», a souligné le ministre Ian Lafrenière.

 

 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Très bonne idée félicitations beau projet et pour les autres à venir

    Jean-pierre cormier - 2021-11-16 10:01