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4 novembre 2021 - 17:03 | Mis à jour : 17:31

La vaccination ne sera finalement pas obligatoire pour le personnel soignant

Dominique Côté

Par Dominique Côté, Vidéojournaliste

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Le 3 novembre, le ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Christian Dubé, est revenu sur sa décision de rendre obligatoire la vaccination contre la COVID-19 pour tout le personnel soignant. Une annonce qui viendra enlever un peu de chaleur sur un système de santé déjà en surchauffe. 

Aux prises avec un manque de personnel dans plusieurs de ses services, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent avait déjà entamé des démarches afin de pallier les départs d’employés non adéquatement vaccinés si la date butoir du 15 novembre était maintenue. «Des plans de contingence avaient été soumis au ministère», a assuré Gilles Turmel, relationniste du CISSS. 

Depuis la mi-octobre, le réseau de la santé est encadré par un arrêté ministériel demandant de suspendre les employés qui refusent de se faire vacciner ou dépister. Avec l’annonce du 3 novembre, ce seront dorénavant seulement les tests de dépistages qui resteront obligatoires trois fois par semaine pour tous les travailleurs. 

Cette consigne ne posera pas un problème aux employés concernés, selon Claire-Émilie Vignola, vice-présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent. «C’est même une solution qui avait été mise de l’avant par ces professionnels en soins-là pour pallier à la vaccination, a-t-elle souligné. Nous, on est pour la vaccination. Par contre, on est aussi pour le libre-choix.»

Le pas de recul du MSSS est accueilli à bras ouverts par le syndicat, qui dénombre une centaine d’employés non vaccinés dans la région. «On a déjà une grande pénurie de main d’œuvre au Bas-Saint-Laurent, donc maintenir les services à la population est déjà difficile. C’est sûr qu’avec 100 personnes de plus qui vont demeurer au 15 novembre, c’est un soulagement», a admis Mme Vignola.

Selon cette dernière, la vaccination obligatoire aurait causé bien des ennuis au réseau. «C’est sûr qu’il y aurait eu des ruptures de services additionnelles et il y aurait eu une autre diminution des services à la population parce qu’on aurait été dans l’incapacité de les maintenir» a-t-elle soutenu. Toutefois, selon Gilles Turmel, les employés non vaccinés représentent qu’une infime proportion des travailleurs de la santé dans la région, et leur suspension n’aurait peu ou pas affecté les services du CISSS. 

En effet, jusqu’à présent, sur les 9000 salariés du réseau au Bas-Saint-Laurent, seulement 180 employés ne sont pas adéquatement vaccinés. De plus, près de 330 membres du personnel soignant ont reçu une seule dose du vaccin. En date d’aujourd’hui, quatre employés ont dû être suspendus sans solde en raison d’un refus à se soumettre à des tests de dépistage. 

LIBRE-CHOIX

Malgré la réticence de certains employés à se faire vacciner, le personnel-cadre du CISSS du Bas-Saint-Laurent continue à promouvoir la vaccination. Or, la décision reste entre les mains de chacun. «Vous devez être conscients que les gens qui travaillent dans le milieu hospitalier sont très conscients des risques de contagion et mettent les mesures en place pour ne pas que les patients soient contaminés par le personnel», a réitéré la vice-présidente du syndicat.

Claire-Émilie Vignola a tenu à rappeler que plusieurs mesures de protection individuelles ont été mises en place pour chacun des membres du personnel soignant, comme le lavage des mains ou le port d’équipements de protection, qu’ils soient vaccinés ou non. «Dès que la salariée présente des symptômes, elle doit aller se faire dépister et, si elle a un résultat positif, elle ne sera pas au travail.» 
 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Comment un gouvernement peut-il avoir en toute conscience avoir exigé et martelé la population
    jour après jours, pour apprendre plus d'un an et des mois , que les mêmes personnes qui sont
    supposés nous soigner, nous sauver ... ?? et qui se déguisent derrière des masques , des blousent, nous ordonnent de faire ceci, cela, ne seraient même pas vaccinées !?!

    C'est scandaleux !

    Qu'on leur fourre les mêmes amendes qu'à ceux qui ont défiés les couvres feux et autres
    mesures coercitives à ces cher anges cornus ...

    J'exige que ces personnes puissent êtres reconnus sur leur lieux de travail et que j'ai le droit
    de refuser qu'ils puissent risquer de me contaminer par leur stupidité crasse.

    Y'a des limites à rire du monde !


    Richard Dumont - 2021-11-05 20:05
  • Vraiment une mauvaise décision

    Jean Lemieux - 2021-11-05 13:02